Bereits Kunde? Jetzt einloggen.
Lesezeit ca. 8 Min.

EINFACH BESSER FRANZÖSISCH: RENCONTRER1113111111: ASTUCES1111311 POUR3111 APPRENDRE133111211 LE11 FRAN ÇAIS41113111


Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 5/2018 vom 25.04.2018

Wer heute Französisch lernt, tut dies vor allem, um in Frankreich mit den Menschen zu kommunizieren und nicht, um klassische Literatur im Original zu lesen. Deshalb ist auch die Herangehensweise an das Erlernen der Sprache eine andere als früher.


Artikelbild für den Artikel "EINFACH BESSER FRANZÖSISCH: RENCONTRER1113111111: ASTUCES1111311 POUR3111 APPRENDRE133111211 LE11 FRAN ÇAIS41113111" aus der Ausgabe 5/2018 von Écoute. Dieses epaper sofort kaufen oder online lesen mit der Zeitschriften-Flatrate United Kiosk NEWS.

Bildquelle: Écoute, Ausgabe 5/2018

MOYEN

Parmi les langues les plus difficiles du monde, le français se trouve en dixième position derrière le chinois, le russe, le danois, le turc, et l’allemand. Notre langue est complexe. Nous-mêmes Français, combien de fois nous arrive-t-il de douter? Comment écrit-on ce mot déjà? Comment se conjugue ce verbe? Quelle est la règle de grammaire qui s’applique ...

Weiterlesen
epaper-Einzelheft 8,99€
NEWS 14 Tage gratis testen
Bereits gekauft?Anmelden & Lesen
Leseprobe: Abdruck mit freundlicher Genehmigung von Écoute. Alle Rechte vorbehalten.

Mehr aus dieser Ausgabe

Titelbild der Ausgabe 5/2018 von ÉDITORIAL: VOILÀ41111. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
ÉDITORIAL: VOILÀ41111
Titelbild der Ausgabe 5/2018 von PERSONNALITÉ DU MOIS: KAD MERAD. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
PERSONNALITÉ DU MOIS: KAD MERAD
Titelbild der Ausgabe 5/2018 von QUE DEVIENT…: Mylène Farmer. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
QUE DEVIENT…: Mylène Farmer
Titelbild der Ausgabe 5/2018 von BALADE: Chartres, ville lumière. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
BALADE: Chartres, ville lumière
Titelbild der Ausgabe 5/2018 von Interview avec Johan Tekfak. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
Interview avec Johan Tekfak
Titelbild der Ausgabe 5/2018 von Votre rapport à la langue française. Zeitschriften als Abo oder epaper bei United Kiosk online kaufen.
Votre rapport à la langue française
Vorheriger Artikel
BALADE: Chartres, ville lumière
aus dieser Ausgabe
Nächster Artikel Interview avec Johan Tekfak
aus dieser Ausgabe

... dans tel ou tel cas? Aussi, quand nous écrivons pour vous, avons-nous toujours un dictionnaire et un manuel de grammaire près de nous. C’est plus sûr!

Difficultés et astuces

Comme le soulignent Chantal Nagat-Hoffmann, grammairienne chezÉcoute , et Danièle Ménigoz qui enseigne à l’Institut français de Munich, l’une des principales difficultés de la langue française, c’est que l’écrit ne correspond pas souvent à l’oral. Par exemple, on n’entendra pas le « t » delit , ni le « s » decours ou le « l » defusil (voir carte page 30).

Il y a aussi la rapidité à laquelle les Français s’expriment. Dans ce flot de paroles, il faut être capable de repérer des mots qui semblent tous attachés les uns aux autres. La liaison, qui n’existe pas en allemand, rend la compréhension encore plus difficile. Il faudra une certaine pratique pour reconnaître derrière la formulation « vouzavédeuzeuro? », qu’il s’agit simplement de savoir si « vous avez deux euros ».

Pour ajouter encore un obstacle à la compréhension du français, nos compatriotes « avalent » les mots. Ils n’en prononcent pas forcément toutes les lettres. Exemples: « chépa » pour « je ne sais pas »; « chui » au lieu de « je suis »; « r’viens » à la place de « reviens ». Ainsi, il faudra beaucoup d’acuité auditive pour déceler que « chépasitséquejrviensdmain » signifie « je ne sais pas si tu sais que je reviens demain »! La grammaire française peut également s’avérer difficile à assimiler. Il y a quelques obstacles sur lesquels les apprenants allemands butent longtemps, comme le remarque Chantal Nagat-Hoffmann qui enseigne également à l’Office européen des brevets de Munich. Notamment le passé composé et l’imparfait. Il est très difficile pour un Allemand de comprendre que l’imparfait et le passé composé s’utilisent pour exprimer des choses bien différentes en français. Les phrases « quand j’étais jeune j’allais en Provence » et « quand j’étais jeune, je suis allé en Provence » constituent un bon exemple pour expliquer cette différence. Dans la première phrase, l’imparfait « j’allais » sous-entend une habitude, une régularité. Dans la deuxième, le passé composé suggère au contraire qu’on est allé une fois ou deux en Provence, mais qu’il ne s’agit pas d’une habitude. Il est donc important de savoir distinguer les deux.
La forme du participe passé des verbes irréguliers donne aussi beaucoup de fil à retordre à ceux qui apprennent le français. Heureusement, il existe des petits « trucs » ou « tuyaux ». Danièle Ménigoz en a par exemple un qu’elle propose à ses étudiants de l’Institut français pour mémoriser le participe passé des verbes en « -oir » ou « -oire ». Il suffit d’ajouter un « u » après la ou les premières consonnes du verbe à l’infinitif. Ainsi,croire donneracru ;boire, bu ;voir ,vu , etc. Il existe bien sûr des exceptions mais pour la plupart de ces verbes, ce tuyau sera efficace.

Professeur indispensable

Les difficultés du français passées en revue, il convient maintenant de voir ce qui peut en faciliter l’apprentissage. Pour Chantal Nagat-Hoffmann, ce qui importe avant tout, c’est d’être en contact avec un bon professeur. Certes, tout ce qu’on trouve sur le Net (vidéos, exercices…) peut tenir un rôle important, mais seulement en complément. Pour les débutants, la présence d’un professeur est indispensable. Selon Silke Wolfrum, qui a appris le français et qui aujourd’hui l’enseigne, il est également difficile d’imaginer que des gens qui n’ont jamais pratiqué le français puissent l’apprendre sans être corrigés par un professeur. Dans le cas de la prononciation, le rôle de ce dernier est déterminant. Il doit écouter, faire répéter, donner des conseils, jusqu’à ce que la prononciation soit correcte. Chantal Nagat-Hoffmann aide ses élèves en leur montrant des similitudes entre les deux langues. Par exemple, les Allemands ont tendance à prononcer le son [ə] « é ». Ainsi, ils disent souvent [ʀeno] (pour Renault, la marque automobile) au lieu de [ʀəno]. En leur montrant que le son [ə] existe dans la langue allemande, comme dans « die Sonne », on arrive à corriger ce défaut. Pour les nasales « an » [], « on » [] et « in » [], il faut beaucoup répéter avant d’arriver à une prononciation idéale. Dans son cours de l’Institut français, Danièle Ménigoz utilise la méthodeTotem qui nécessite la présence d’un professeur pour guider l’élève. Éditée chez Hachette,Totem est un livre qui utilise la vidéo. On y est invité à suivre la vie de deux familles qui habitent à Nantes tout au long de l’enseignement. Danièle Ménigoz assure qu’en 67 heures de cours, un apprenant peut suivre une conversation en français. L’important, c’est que celui-ci, selon l’expression très imagée de Frédérique Treffandier (ci-contre), se retrouve « plongé dans un bain de langue ».

LIRE1111

MOYENS MNÉMOTECHNIQUES

1. Pour mémoriser le genre des noms: écrire les mots masculins avec un feutre bleu et les mots féminins avec un feutre rose. Mettre des post-its de couleur sur les choses peut aussi aider à se souvenir des genres.
2. Faire des toiles de mots: dans un cercle au centre écrire par exemple le motloisirs , autour de ce cercle dessiner des « branches », l’une pourrait être intitulée « culture », une autre « sport », puis dessiner des « sous-branches ». Autour du mot « culture » on pourrait avoir les motsthéâtre, cinéma, littérature …et autour du mot « sport »,danse, football , etc.
3. Faire des familles de mots: par exemple si on apprend un nouveau nom, rechercher le verbe et éventuellement l’adjectif correspondant (la jeunesse ¦rajeunir ¦jeune ).
4. Intégrer les nouveaux mots dans des phrases, et si on a une dizaine de mots, les intégrer dans une mini-histoire.
5. Faire des dessins avec une ou plusieurs lettres d’un mot. Par exemple pour le motsoleil , dessiner des rayons autour du « o »…
6. Lorsqu’on visite un monument, un musée, choisir le dépliant en français.

THÉÂTRE TREFFANDIER

Pour Frédérique Treffandier, il y a mille et une manières d’entrer dans une nouvelle langue, mais celle qu’elle préfère consiste à passer par le théâtre. Il ne s’agit pas de partir de pièces de théâtre et d’en apprendre le texte par coeur pour le jouer ensuite. Mais de commencer par l’oral, ce qui est la manière la plus naturelle et la plus spontanée d’apprendre une langue, comme cela se fait avec sa propre langue maternelle. Pas de dialogues écrits donc, mais pas d’aptitudes particulières à la mise en scène ou à la comédie non plus.
« On commence avec des gestes vers l’autre, explique Frédérique Treffandier. On va vers lui et on lui dit des mots simples comme ”bonjour” en faisant des variantes, en travaillant sur la proxémie. Il faut d’abord mettre l’apprenant à l’aise, dédramatiser l’oral. Quand un mot fait défaut, je peux faire une mimique. On travaille aussi beaucoup par imitation ce qui est très efficace autant pour la prononciation que pour la formulation. L’important, c’est de favoriser la communication, la fluidité, la spontanéité. On travaille la diction grâce à des jeux scéniques. Si quelque chose n’est pas bien exprimé, on le reformule autrement. On part de la plus petite unité, un mot, et on va doucement vers plus de complexité, une phrase. » Les nombreux stages qui sont organisés au Cavilam permettent aux professeurs et aux apprenants de mettre à profit cette méthode qui, selon Frédérique Treffandier, donne des résultats spectaculaires.
« Cet apprentissage par le théâtre fonctionne toutefois de pair avec des cours plus traditionnels. Si les apprenants ne connaissent pas le subjonctif, je ne dis pas qu’on va l’apprendre par magie à travers une saynète. C’est surtout un moyen de rendre l’apprentissage du français plus naturel et plus authentique », conclut Frédérique Treffandier.

Apprendre pour échanger

Frédérique Treffandier est conseillère pédagogique au Cavilam – Alliance Française de Vichy – et donne aussi des séminaires pour former des professeurs de langue. Elle est, en outre, auteure de méthodes de langues pour la maison d’édition Hachette. Selon elle, l’apprentissage des langues a évolué: « On est beaucoup plus en contact, grâce au développement des moyens de communication, avec des gens du monde entier, et notre oreille est plus habituée à entendre des langues étrangères qu’auparavant. Quand on apprend une langue aujourd’hui, ce n’est pas juste pour passer des examens, mais pour l’utiliser. Il y a donc aussi un aspect pratique. On a besoin de langues étrangères dans notre quotidien. De ce fait, l’enseignement ne peut pas être aussi livresque qu’il y a quelques dizaines d’années. » Les méthodes les plus vivantes, qui mettent les apprenants en contact avec la langue parlée, ont donc la cote. Ces derniers auront peut-être plus de mal à lire Victor Hugo, mais ils communiqueront beaucoup plus facilement. Ils découvriront le pays dont ils ont appris la langue avec d’autant plus de plaisir et de facilité qu’ils en connaissent déjà la culture à travers non plus des manuels un peu rébarbatifs, mais des vidéos, des chansons, des infos. Le Cavilam accueille chaque année 5 000 élèves par an et propose des méthodes d’apprentissage innovantes. Sur son siteleplaisirdapprendre.com , le Cavilam offre différents outils pour étudier le français, en axant toujours son approche sur une relation directe avec la langue telle qu’elle est parlée dans le pays. Son partenariat avec TV5 Monde en est la preuve. Des reportages vidéo sont sélectionnés sur la chaîne de télévision, et pour chacun d’entre eux, des exercices sont proposés. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les apprenants sont tout à fait capables de suivre un flash d’information télévisé en français, il n’est pas nécessaire que leur niveau soit très élevé. Même si la rapidité de la langue est impressionnante et qu’on peut avoir la sensation d’être rapidement dépassé, il est toujours possible de faire un pont avec ce que l’apprenant sait de cette actualité dans sa propre langue. Il peut par exemple repérer des éléments qu’il connaît déjà et, à partir d’eux, découvrir peu à peu le reste.

Après les cours

Une fois que l’élève a fini sons cursus, il est un peu livré à lui-même et il faut encore lui prodiguer des conseils afin qu’il continue à s’améliorer sans professeur. Danièle Ménigoz conseille à ses élèves de lire des magazines en français mais surtoutÉcoute (ce qui nous fait un peu rougir de satisfaction) qui a l’avantage de traduire les mots difficiles.

Regarder la télévision et écouter la radio fait également partie d’un bon entraînement quotidien pour maîtriser notre langue. Les chaînes TV5 Monde, France 2 ou France Info proposent toutes sortes d’émissions que l’on peut très bien comprendre avec un minimum de pratique. Aux plus jeunes, on recommandera de regarder les vidéos postées sur Internet par les youtubeurs Norman ou Cyprien. Ils se sentiront à l’aise avec un univers qu’ils ont en commun avec eux. La langue est simple et les thèmes abordés – faire les courses, la raclette, le nouvel an, les serveurs de café… – permettent de se familiariser, sur un ton humoristique, avec les habitudes des Français. Silke Wolfrum invite ses élèves à écouter des chansons et encore plus, à les chanter en karaoké. Pour finir, le cinéma et les séries télévisées (en version originale bien sûr!) permettent encore d’améliorer le niveau de son français tout en se divertissant.


Illustrationen S.18 bis S.25: Sascha Pollach