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Les bons vivants entrent en résistance


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Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 11/2021 vom 22.09.2021

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Catherine Deneuve fumant une cigarette après un dîner, lors du tournage d?une scène de film au Liban.

« L’appétit vient en mangeant ; la soif s’en va en buvant. »

RABELAIS

Aujourd’hui, la planète se convertit de plus en plus au culte de la santé. Mais certains, en France, semblent vouloir résister. Alors, les Français, des bons vivants ? Vaste question. L’histoire nous apprend que les Gaulois appréciaient les bonnes choses. Dès le II e siècle avant Jésus-christ, les Romains construisent des bateaux contenant jusqu’à 10 000 amphores pour exporter leur vin en Gaule. En échange, nos ancêtres inondent Rome de jambons.

Au Moyen Âge, les gourmands ont tout faux : la gourmandise est responsable du péché originel et elle conduit à la luxure. Il faudra attendre la Renaissance, avec le carpe diem cher aux épicuriens, pour extirper des plaisirs terrestres la peur de l’enfer.

LES PLUS BELLES PAGES DU PLAISIR

Le saint patron des bons vivants est l’humaniste François Rabelais. Dans ses romans, les géants Pantagruel ...

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... et Gargantua font le tour des universités de France et combattent des ennemis aussi ridicules que méchants. Les orgies burlesques, grivoises et gloutonnes dont les romans sont truffés ont offert à la langue française les adjectifs « pantagruélique », « gargantuesque » et « rabelaisien ».

Louis XIV a un appétit, justement, pantagruélique. Véritable goinfre, le roi souffre de la goutte. Il est sujet à des crises de dégoût. Au cours du XVIII e siècle, le goût se raffine et la passion de la bonne chère devient un marqueur social de la noblesse.

« Les animaux se repaissent ; l’homme mange ; l’homme d’esprit seul sait manger. » Né en 1755, Anthelme Brillat- Savarin va redéfinir ce qu’on entend par gourmandise : une qualité sociale, un savoir-vivre. La gastronomie devient une vraie science qui se nourrit aussi d’anecdotes, de méditations, de chansons à boire, d’aphorismes.

Porté par l’éloquence gourmande de Brillat-savarin et d’autres, l’art de la bonne chère devient patrimoine national. Les élites du XIX e siècle se passionnent pour les plaisirs de la table.

le culte

► Kult, Religion

le bon vivant

► Lebenskünstler, Schlemmer

en échange

► im Gegenzug

inonder de

► überschwemmen mit

avoir tout faux

► alles falsch machen

la gourmandise

► Schlemmerei

le péché originel

► Erbsünde

la luxure

► Wollust

extirper

► nehmen, befreien

l’enfer (m)

► Hölle

le saint patron

► Kirchenpatron

burlesque

► grotesk

grivois,e

► anzüglich

glouton,ne

► verfressen

être truffé,e de

► gespickt sein mit

pantagruélique

► gigantisch, übergroß

gargantuesque

► schlemmerhaft

rabelaisien,ne

► derb, lebensfroh

le goinfre

► Vielfraß

la goutte

► Gicht

le dégoût

► Ekel

la bonne chère

► gutes Essen

se repaître

► sich sattfressen

l’homme (m) d’esprit

► Mann von Geist

le savoir-vivre

► Lebensart, Benehmen

les plaisirs (m) de la table

► Tafelfreuden

Gérard Depardieu, acteur

Le jeune provincial a 22 ans quand il monte à Paris, où il entre très tôt dans le milieu du cinéma. Il écume les tables parisiennes et boit du bourgogne avec Michel Simon, Jean Gabin, Michel Audiard. Depuis, le grand acteur a parcouru tous les métiers de bouche – vigneron, propriétaire de restaurants, d’hôtels et d’une poissonnerie. Il est aussi l’auteur de livres culinaires. Dans le documentaire D’ARTE À pleines dents, il joue le rôle d’un ogre rabelaisien. Il fourre son nez partout et s’empiffre.

Il nous gratifie de ses commentaires tantôt experts, tantôt cruels ou scatologiques. Pas besoin d’être élégant pour être un bon vivant.

écumer

► abklappern

parcourir

► durchlaufen; hier: ausprobieren

le métier de bouche

► Beruf im Nahrungsmittelsektor

la poissonnerie

► Fischgeschäft

à pleines dents

► in vollen Zügen

l’ogre (m)

► Vielfraß

fourrer son nez partout

► seine Nase in alles hineinstecken

s’empiffrer

► sich den Bauch vollschlagen

gratifier qn de qc

► jm etw. zuteil werden lassen

CATHERINE DENEUVE,  actrice

On l’imagine froide, inaccessible. On la découvre, surtout depuis son accident vasculaire cérébral, bonne vivante.

Catherine Deneuve est une fumeuse invétérée. Elle adore manger des glaces et n’éprouve aucun plaisir à manger seule. Elle estime que « la gourmandise n’est pas un péché mais plutôt une qualité ». L’actrice a défrayé la chronique en 2018, en cosignant une lettre ouverte à la suite du scandale Weinstein et du mouvement #metoo, où elle se prononce pour le flirt.

inaccessible

► unzugänglich

l’accident (m) vasculaire cérébral

► Schlaganfall

la fumeuse invétérée

► Kettenraucherin

n’éprouver aucun plaisir à

► kein Vergnügen haben

la gourmandise

► Schlemmen

le péché

► Sünde

défrayer la chronique

► Anlass zu Gerede geben

cosigner

► mitunterzeichnen

se prononcer pour

► sich bekennen zu

Vers la fin de sa vie, Alexandre Dumas écrit même son Grand Dictionnaire de cuisine, avec 3 000 recettes. Pendant qu’à Paris, le compositeur Gioachino Rossini crée la recette du tournedos qui portera son nom, Maupassant déclare : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise ».

Le vrai bon vivant pense que la vie mérite de collectionner tous les plaisirs. La convivialité, l’humour et l’érotisme en font aussi partie. Un amour de la vie qui se moque parfois de la morale.

TOURNAGES et BONNES TABLES

Le cinéma a dressé de beaux portraits de ces jouisseurs rebelles et épris de liberté. Dans Alexandre le Bienheureux, avec Philippe Noiret, Alexandre décide de rester au lit après la mort de son épouse tyrannique. Il accroche saucisson, vin rouge et baguette à des poulies, à portée de main. Le cinéaste Claude Chabrol, bon vivant notoire, choisissait ses lieux de tournage en fonction des bonnes tables dans la région. Claude Sautet a donné de la France l’image d’un pays dont la principale occupation est de tomber amoureux en se servant un énième verre de vin, la cigarette à la main, après avoir commandé un coq au vin. À la pause déjeuner.

Cette France-là, celle de Gabin, Sautet, Lautner et Chabrol a du plomb dans l’aile. On ne boit plus de beaujolais pendant la pause déjeuner, on réduit la consommation de viande et de tabac… Mais les Français ne sont pas, pour autant, devenus une tribu de rabat-joie au régime. Selon une étude de L’OCDE de 2018, ils restent, avec 2 heures et 13 minutes par jour, les champions du temps passé à table.

UN MODÈLE EN DANGER ?

« C’est de la merde ! » On a tous en mémoire les vociférations de Jean-pierre Coffe quand il jetait, en direct, des saucisses industrielles à travers le studio. Avec ses lunettes colorées, il était, des années 1980 à 2010, l’invité incontournable des émissions de télévision. Sa spécialité : la bonne bouffe. Le combat de Coffe contre la malbouffe ne se limitait pas à dénoncer les excès de l’industrie agroalimentaire. Il exhortait les Français à la convivialité, s’entourait de fumeurs de cigares, d’humoristes. Bref, il était une des incarnations les plus parfaites du bon vivant.

« Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu’elle ne s’éloigne. »

ÉPICURE

RENCONTRE AVEC STÉPHANE JÉGO, le chef de L’ami Jean à Paris

Avec votre restaurant L’ami Jean, vous avez été un pionnier de la bistronomie. Comment fait-on pour créer une ambiance bon vivant ?

Ce qu’il faut, c’est la présence, l’attention, l’authenticité. Chez moi, on peut très bien manger de la haute gastronomie comme de la bistronomie ou du terroir. Il faut que les gens se retrouvent dans un lieu facile d’accès, « facile de plaisir », et alors ils se lâchent. Ils ouvrent leurs chakras au plaisir et là, ça devient magique.

Les gens du Sud-ouest ont la réputation d’être de véritables bons vivants avec leur amour de la chasse et des produits à base de canard… Et ailleurs ? Toutes les régions françaises ont ce charme de la convivialité. Tu peux prendre le Sud-est avec la bouillabaisse. En Bretagne, tu partages à l’apéritif un énorme plateau de fruits de mer. Ou alors en Alsace, un baeckeoffe. Quand tu ouvres le plat en terre, c’est un truc de fou !

Vous dites qu’aujourd’hui, les clients ne sont plus dans le débordement. Estce qu’on peut encore être bon vivant si on veut être raisonnable ?

Oui, et heureusement ! Sinon, on ne fonctionnerait pas. Et la vie elle-même ne fonctionnerait pas. Mais c’est vrai que l’air du temps a changé, on fait plus attention. Aujourd’hui, par exemple, il m’arrive pendant un service de midi de ne servir aucun verre de vin. Mais j’ai des amis plus jeunes que moi qui sont exactement dans cette même anarchie gastronomique et conviviale que nous à l’époque. Seulement le lendemain, ils vont au sport alors que nous, le lendemain, on allait au boulot.

Retrouvez une recette pour bons vivants de Stéphane Jégo à la page 64.

Obélix, livreur de menhirs

Formidable gourmand, à la limite du goinfre, Obélix est un modèle de bon vivant. C’est le genre de personnage que les Français ont en tête quand ils évoquent leur côté « gaulois ». Le Gaulois est susceptible, soupe au lait et souvent bagarreur. Il aime rire, faire la fête avec les copains. Ses aventures se terminent toujours par un banquet. Mais surtout, notre héros national est un grand sensible. Un ami fidèle et un amoureux romantique. Ce qui ne fait pas toujours son bonheur. Mais ça, c’est une autre histoire…

le livreur

► Lieferant

le menhir

► hier: Hinkelstein

formidable

► ungeheuer

le goinfre

► Vielfraß

évoquer

► zur Sprache bringen

susceptible

► dünnhäutig

être soupe au lait

► aufbrausend sein

bagarreur,se

► streitlustig

Jacques Chirac, ancien président de la République

S’il ne fallait retenir que quelques images de lui, ce serait peut-être celles où il tâte le cul des vaches au Salon de l’agriculture avant de dévorer saucisses et fromages. On savait tout des habitudes du président Chirac, de ses cigarettes, de son amour pour la bière, de son coup de fourchette, de sa passion pour la tête de veau sauce gribiche, un plat qu’il avait relancé. Son amour pour les femmes n’était pas non plus un secret. Ce côté bon vivant explique peut-être l’élan de tendresse qui s’est emparé du pays lors de ses funérailles en 2019. Il explique peut-être aussi le désamour d’une partie de la population pour son successeur Nicolas Sarkozy, qui n’aimait pas le vin.

tâter

► befühlen, anfassen

le cul

► Hintern

dévorer

► verschlingen

le coup de fourchette

► großer Appetit

la sauce gribiche

► kalte, pikante Soße

l’élan (m) de tendresse

► Welle der Zuneigung

les funérailles (f/pl)

► Beisetzung

le désamour

► Abneigung

Le combat contre la malbouffe n’est pas encore gagné, malgré les campagnes du ministère de la Santé. L’obésité et le surpoids continuent de progresser. Mais quelques kilos en trop n’ont jamais dérangé les vrais bons vivants.

Ce qui les enquiquine vraiment, ce sont les rabat-joie : les buveurs d’eau, les véganes, les moralistes. Emmanuel Macron vient d’ailleurs de choisir son camp : il a refusé de soutenir officiellement un Dry January (janvier sobre) à la française en 2020. Cette initiative, née en Grande-bretagne, invite à tirer un trait sur l’alcool pendant tout le mois de janvier.

Les 43 personnalités qui ont signé une tribune contre le mois sans alcool dans le journal Le Figaro, ont intitulé leur brûlot : « Arrêtez de culpabiliser les amateurs de vin ! ». Les bons vivants se rebiffent contre les culpabilisations de tout poil.

« ARRÊTEZ DE VOUS PRIVER »

Les trois copains qui ont fondé la marque Gueuleton avec des bars, des rôtisseries et des boutiques, ne se sentent coupables de rien. Dans leur web-série, ces bons vivants conduisent leur 2 CV, béret basque sur la tête et cigare aux lèvres. Ils pêchent la truite, chassent la grive, grillent des quartiers de bœuf entiers. Ils ont nommé leur compte Instagram « #pasvegan ».

Le combat entre le véganisme et une certaine idée de l’art de vivre à la française est féroce. On ne compte plus les vitrines de boucheries saccagées par des commandos de véganes extrémistes. Un rapport gouvernemental de 2019 comparait même ce courant au terrorisme.

Dans sa Lettre ouverte aux mangeurs de viande, le politologue Paul Ariès prend position. En sonnant la mort de l’agriculture, les véganes seraient les représentants de l’industrie et des biotechnologies. Ariès invite les omnivores à devenir des mangeurs plus consciencieux, en refusant les produits de l’élevage industriel.

« La seule arme qui m’intéresse, c’est le tirebouchon. »

JEAN CARMET

« C’est une ennuyeuse maladie qu’une santé conservée par un trop grand régime. »

MONTESQUIEU

Dans son livre Arrêtez de vous priver, le docteur David Khayat va plus loin. Il part en croisade contre tous les interdits alimentaires : la viande, la graisse, le sucre, les laitages, le gluten, contre les diktats de la minceur et du sport. Pour lui, chacun de nous possède une « liberté de santé », c’està-dire qu’il peut prendre certains risques. Sa devise est de ne pas avoir le regret de s’être privé. À condition de se montrer raisonnable.

INSOLENCE OU DISCRIMINATION ?

L’air du temps s’en prend aussi à l’humour. C’est ce qu’ont constaté dernièrement les responsables de l’émission de radio Les Grosses Têtes. Celle-ci rassemble chaque jour deux millions d’auditeurs. Le principe : une dizaine de chroniqueurs, des bons vivants et des joyeux drilles, commentent l’actualité et répondent à des questions d’auditeurs. Les bons mots fusent, l’humour est vache, et tout le monde en prend pour son grade. En septembre 2020, L’ASSOCIATION des journalistes lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes (AJL) ya dénombré 159 propos sexistes, 66 séquences « Lgbti-phobes » et 51 remarques racistes. Elle dresse un bilan « amer, terrible, sordide ».

L’animateur, Laurent Ruquier, parle d’insolence plutôt que de discrimination. « Tout dépend de qui on parle, de comment c’est dit », explique-t-il. Il sait de quoi il parle : lui-même est une des premières stars de la télé à avoir fait son coming out, et il compte de nombreuses femmes parmi ses sociétaires, dont l’actuelle ministre de la Culture. « Oser faire rire est de plus en plus difficile », reconnaît-il.

Tout devient en effet difficile pour les bons vivants. Pour coller à l’air du temps, il leur faudrait renoncer au cigare et au saucisson, à l’alcool et à l’humour. Bref, ils seraient condamnés à la morosité.

La résistance se met pourtant en place et ce futur est loin d’être certain au pays de Rabelais et de la Révolution. Car les Français savent depuis toujours que la jouissance et la liberté sont les clés du bonheur. Et être heureux, comme disait Voltaire, c’est bon pour la santé !

Mehr dazu finden Sie auf Écoute-audio: www.ecoute.de/ecoute-audio und in Écoute-plus: www.ecoute.de/ ecoute-plus

COLETTE, écrivaine

Née en 1873 et morte en 1954, elle a croqué la vie à pleines dents. Élevée par une maman féministe et fine cuisinière, elle sera tour à tour danseuse, journaliste puis écrivaine. Sa série de romans Claudine ouvrira les portes de la canaillerie à des générations d’adolescents. « J’aime être gourmande », disait-elle.

Les plaisirs du palais sont très présents dans son œuvre. Colette aimait les grandes tablées où elle brillait par son esprit et sa liberté de ton. Une liberté que cette grande amoureuse revendiquait. Elle termine sa vie dans son appartement du Palais-royal à Paris, où elle se fait livrer régulièrement un de ses péchés mignons : le lièvre à la royale.

à pleines dents

► in vollen Zügen

canaillerie

► Gemeinheit, Derbheit

les plaisirs (m) du palais

► Gaumenfreuden

la tablée

► Tischgesellschaft

revendiquer

► Anspruch erheben auf

le péché mignon

► Laster, Schwäche

le lièvre à la royale

► Hase auf königliche Art