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LES EXPRESSIONS AUTOUR DE LA NOURRITURE (3/3)


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Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 5/2022 vom 30.03.2022

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Bildquelle: Écoute, Ausgabe 5/2022

« prendre une prune »

MOYEN

Si après les deux épisodes précédents (Écoute 2/22 et 3/22), vous êtes resté sur votre faim d’expressions culinaires, cet article est pour vous. Après l’avoir lu, vous ne regarderez plus de la même façon un Français ou une Française qui vous proposerait d’« aller aux fraises »...

Le navet

Le navet est vraiment un légume aux connotations négatives dans tous ses sens figurés. Il désigne par exemple un très mauvais film. « Surtout, ne va pas voir ce film, c’est un vrai navet ! ». Et avoir du « sang de navet », c’est être peureux.

La prune

« Faire quelque chose pour des prunes » signifie le faire pour rien. « Je lui ai préparé son plat préféré et elle n’est jamais venue. J’ai fait tout ça pour des prunes ! » L’expression « prendre une prune »a deux significations : prendre un coup dans la figure – « je lui ai dit qu’il était moche, et je me suis pris une prune » –, et recevoir ...

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... une amende. « Ah zut, je me suis pris une prune. Mais il faut dire que je me suis garé devant l’entrée du palais de l’Élysée ! »

Le caviar

Une personne qui « mange du caviar à la petite cuillère » est une personne qui a un niveau de vie très élevé. Dans la même idée, la « gauche caviar » est une expression ironique qui décrit les personnes de gauche vivant dans le luxe. « Passer un texte au caviar » ou le « caviarder », c’est en supprimer certains passages en les noircissant à l’encre noire, procédé employé par la censure russe sous Nicolas Ier .

Le piment

« Mettre du piment ou pimenter », c’est relever, agrémenter. « Cet auteur a le don de pimenter ses histoires d’anecdotes piquantes. »

Le radis (et l’oseille)

« Ne pas avoir un radis » ou « ne plus avoir un radis », c’est ne pas ou ne plus avoir d’argent. L’oseille, cette plante acide dont on fait de si bonnes soupes, est également synonyme d’argent. « Ses grands-parents avaient de l’oseille, ils étaient propriétaires d’une grande usine.»

Le pâté

Avoir la tête dans le pâté : être très fatigué ou avoir la gueule de bois après une soirée bien arrosée. L’expression « il ya une couille dans le pâté » (il ya un problème encore non identifié) n’a pas de connotation sexuelle. Attention, elle est tout de même jugée vulgaire, ne l’utilisez donc pas avec n’importe qui ! Elle a en fait ses origines en Vendée où la couille (ou touille) était une cuillère en bois. Faire des « pâtés » en écrivant, c’est faire des taches d’encre. Et un « pâté de maisons », c’est un groupe d’immeubles : « Je vais faire le tour du pâté de maison pour digérer un peu.»

La cerise

Il est évident que tout n’est pas bon dans la cerise. Si l’expression « c’est la cerise sur le gâteau »a un sens positif et symbolise le détail qui couronne le tout, faire quelque chose « pour des queues de cerise » veut dire le faire pour un profit dérisoire. « S’en moquer comme d’une cerise » signifie se moquer de quelque chose. On dit aussi « s’en moquer comme d’une guigne », la guigne étant une variété de cerise plutôt ordinaire. Quant à « avoir la cerise (ou la guigne) », c’est être malchanceux.

« ce n’est pas ma tasse de thé »

Le sel

« Mettre (ou ajouter) son grain de sel », c’est donner son avis sans que personne ne l’ait demandé. « Ne pas manquer de sel » se dit de quelque chose d’étonnant, de surprenant : « Ils m’ont raconté une histoire qui ne manquait pas de sel sur la manière dont ils ont fait connaissance. » « Avoir les cheveux poivre et sel » : avoir des cheveux noirs et gris mélangés. Enfin, on parle d’une « addition salée » lorsqu’elle est élevée.

Le raisin et la figue

« Mi-figue, mi-raisin ». Cette métaphore apparue au XVe siècle décrit un sentiment mitigé : content et mécontent, joyeux et sérieux, peut-être un croisement entre la figue sucrée et le raisin (parfois) acide ? « Je lui ai proposé de passer la Saint-Sylvestre avec nous, mais il était mifigue, mi-raisin, je ne suis donc pas certain qu’il viendra. »

Le sucre

Le sucre est un symbole aux multiples significations et dérivations. Alors que « sucrer » au sens figuré et en français familier signifie retirer ou supprimer (« se faire sucrer », c’est se faire arrêter par la police), « se sucrer » veut dire s’octroyer une grande part des bénéfices. « Casser du sucre sur le dos de quelqu’un », c’est dire du mal de lui en son absence. Comment s’explique cette image amusante ? Autrefois, on n’achetait pas le sucre en morceaux, il fallait prendre un pain de sucre entier, que l’on débitait alors en morceaux.

Le thé

L’expression « ce n’est pas ma tasse de thé », empruntée à l’anglais (les Français préfèrent le vin), signifie que l’on n’apprécie pas spécialement quelque chose. « Regarder le foot à la télé, ce n’est vraiment pas sa tasse de thé.»

La brioche

« Avoir de la brioche », c’est avoir un bon petit ventre. Il s’agit d’un euphémisme – plutôt gentil – que l’on utilise en principe seulement pour un homme : « Dis-donc, ton beau-frère a pris de la brioche pendant le confinement ! »

La tarte

« Ce n’est pas de la tarte » : ce n’est pas facile. « Cela fait une heure que j’essaie d’installer ma nouvelle imprimante, ce n’est pas de la tarte ! »

La soupe

La soupe fut longtemps considérée comme un aliment indispensable à la survie. Quand vous affichez du mépris pour ce qui serait bénéfique pour vous, on dit que vous « crachez dans la soupe » : « Je lui ai proposé de prendre deux jours de congé de plus, mais bizarrement, il a craché dans la soupe et a refusé. » « Tomber comme un cheveu sur la soupe », c’est arriver, intervenir de façon inadaptée : « Je pensais qu’il n’y avait plus personne au bureau, j’ouvre la porte de la salle de réunion parce que j’y avais laissé un dossier et là, je vois le PDG et tout le comité de direction réunis. Je suis vraiment tombé comme un cheveu sur la soupe ! » Si un journaliste se montre extrêmement complaisant avec un politique, on pourra dire qu’il « lui sert la soupe ». « Aller à la soupe » ne veut pas dire aller manger, mais profiter d’une situation en renonçant à ses principes par intérêt. De quelqu’un qui change facilement d’humeur et qui peut s’énerver très vite, on dit qu’il est « soupe au lait » (par allusion au lait qui monte très vite à ébullition). Quand on a marché longtemps sous la pluie, on rentre « trempé comme une soupe » (ou « mouillé jusqu’aux os »). Comment s’explique cette expression quelque peu étonnante ? En fait, au Moyen Âge, la soupe désignait la tranche de pain sur laquelle on versait du bouillon ! Celle-ci était donc effectivement trempée.

Le roussi

L’odeur de roussi (de brûlé) peut annoncer un incendie imminent, donc au sens figuré un problème grave. « Mes voisins se disputent de plus en plus souvent. L’autre jour, j’ai entendu une porte claquer bruyamment. Ça sent le roussi… »

Le champignon

L’expression « appuyer sur le champignon » (accélérer) s’explique par la forme des anciens accélérateurs qui ressemblaient à un champignon. « Quand il a compris que sa femme allait accoucher sous peu, il a appuyé sur le champignon pour atteindre l’hôpital au plus vite.»

Le saucisson

« Avoir de la peau de saucisson devant les yeux » signifie ne pas voir ce qui est évident : « Il a de la peau de saucisson devant les yeux : c’est certain qu’il ne sera pas élu, mais il continue sa campagne électorale. » Et même le fil qui entoure le saucisson a inspiré une expression pittoresque : être saucissonné dans ses vêtements, c’est y être serré : « Prends cette robe dans une taille au-dessus, tu as l’air saucissonnée là-dedans ! »

Le vin

« Mettre de l’eau dans son vin », c’est faire des compromis, être tolérant. Et « boire le calice jusqu’à la lie » (expression apparue au XVIIe siècle), c’est endurer une souffrance jusqu’au bout. La lie étant le dépôt au fond d’une bouteille de vin et le calice, la coupe que le prêtre remplit de vin à la messe, symbole d’un châtiment pénible : « Ma femme m’a quitté, j’ai perdu mon boulot et maintenant, mon propriétaire me jette à la rue. Décidément, je suis en train de boire le calice jusqu’à la lie.» Au XVIe siècle, un « pot-de-vin » était un pourboire. Aujourd’hui, c’est un cadeau ou de l’argent qu’on offre pour obtenir illégalement un avantage.

La fraise

Notez que dans l’expression « ramener sa fraise » (intervenir dans une discussion sans y être invité), la fraise n’est pas un fruit, mais un synonyme de « tête », en langage familier. On dit aussi « la ramener ». « S’il te plaît, ne viens pas ramener ta fraise, tu nous as déjà donné ton avis ! » Quant à l’expression « aller aux fraises », elle n’est pas si innocente qu’on pourrait le croire, elle signifie se rendre dans un endroit à l’abri des regards pour se livrer à des ébats amoureux.

« appuyer sur le champignon »