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Nos 20 coups de ♥ BESANÇON


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Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 8/2022 vom 29.06.2022

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Bildquelle: Écoute, Ausgabe 8/2022

La citadelle construite par Vauban sous Louis XIV permit au royaume de France d?annexer puis de défendre Besançon.

1 La citadelle vauban

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle domine toute la ville du haut de son éperon rocheux. Vauban mit 20 ans à fortifier cet ensemble de 11 hectares, considéré comme son chef-d’œuvre. « Vos murailles de Besançon, ce n’est pas avec de la pierre que vous les édifiez, mais avec de l’or ! », lui aurait lancé Louis XIV devant le coût du chantier.

Derrière les remparts, la citadelle a servi de casernement, de lieu de formation pour les futurs officiers (« les cadets »), de prison, puis de pénitencier militaire.

Ce sont aujourd’hui les touristes qui la prennent d’assaut. Ils y trouvent le Musée comtois (arts et traditions populaires), le musée de la Résistance (qui sera rénové en 2023), et même un zoo abritant notamment un tigre de Sibérie !

L’histoire du lieu est présentée sous forme de spectacle multimédia dans la chapelle Saint-Étienne. Quant aux anciens chemins de ...

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... ronde, ils offrent des panoramas superbes (et vertigineux) sur les toits de la vieille ville, 100 mètres plus bas. Avec un peu de chance, on apercevra même des chamois, occupés à brouter l’herbe sur les pentes du promontoire.

2 La Porte Noire

En 58 avant J.-C., Jules César s’empare de Vesontio (l’ancien nom de la ville), qui appartenait alors à la tribu gauloise des Séquanes. C’est le début d’une longue période romaine, lors de laquelle la ville s’agrandit et s’embellit. Temple, théâtre, amphithéâtre, thermes, aqueduc... Le vestige le mieux conservé reste la Porte Noire (170 après J.-C.), au pied de la cathédrale Saint-Jean. Cet arc de triomphe a été érigé à la gloire de l’empereur Marc Aurèle, qui avait maté une rébellion des Séquanes. Tout le pouvoir de Rome s’affiche sur la pierre. Les bas-reliefs pullulent de détails mythologiques. On y voit Jupiter, Castor et Pollux, Mars et Vénus, Bacchus et ses Bacchantes, Ajax et les centaures, des scènes de L’Odyssée...

Il y ade la lecture ! Au Moyen Âge, l’arc de triomphe sera rebaptisé porta nigra, mais aujourd’hui, la pierre ravalée est d’un beau blanc tout propre.

3 Le Musée des Beaux-Arts

Surprise ! Sous sa façade classique, ce musée cache un cœur de béton brut (on parle d’architecture brutaliste) dont partent des rampes qui constituent les galeries. L’effet est saisissant. C’est là, dans ce décor moderne épuré, que l’on découvre les trésors du musée. L’Hallali du cerf et Le Retour de foire permettent de se familiariser avec Gustave Courbet, le maître d’Ornans (à 25 km de là). On y voit aussi des petits Goya, macabres à souhait, deux Bonnard, sans oublier Dufy, Matisse, Signac, Vallotton et Picasso. Titien, le Tintoret ou encore Cranach l’Ancien sont aussi présents.

Dans la partie archéologique, ne passez pas à côté du Taureau d’Avrigney, statue en bronze du I ersiècle représentant Tarvos, dieu celto-romain à trois cornes.

Arrêtez-vous devant les mosaïques de Méduse et de Neptune, qui proviennent de la demeure d’un riche patricien, comme il y en avait beaucoup à l’époque antique. Enfin, ne manquez pas la grande exposition Le Beau Siècle à Besançon, de novembre 2022 à mars 2023.

4 Le Musée du Temps

À Besançon, on sait mesurer le temps comme nulle part ailleurs. La vocation horlogère de la ville est apparue à la fin du XVIII esiècle et a perduré jusqu’aux années 1950. Pour s’imprégner de cette histoire et de cette culture, il faut visiter ce passionnant musée… en prenant son temps. Le cadre vaut la visite à lui tout seul puisqu’on se trouve dans le palais Granvelle, bâti par Nicolas Perrenot de Granvelle, le très fortuné chancelier du Saint-Empire, sous Charles Quint. La façade et la cour Renaissance, les tuiles vernissées et les toits à la flamande en imposent ! Le musée retrace l’histoire de la ville de Besançon et présente une superbe collection d’objets de mesure du temps : pendules, montres, horloges comtoises, coucous allemands. Les amateurs apprécieront la Leroy 01, présentée comme la « montre la plus compliquée du monde », et considérée comme le chef-d’œuvre horloger du musée : 975 pièces, 24 complications. Trois cartes célestes interchangeables montrent l’état du ciel à Lisbonne, à Paris ou à Rio de Janeiro en portant plus de 600 étoiles sur moins de 3 cm 2!

5 La balade rives et remparts

Le Doubs enlace si tendrement la ville qu’on a envie de suivre cette étreinte en longeant les quais. Du pont Battant à la place de la Révolution, la promenade rives et remparts fait le tour de la boucle du Doubs en 4,6 km (compter 2 h30).

L’itinéraire est balisé au sol par des flèches de bronze sur lesquelles est dessinée la boucle du Doubs.

Au bord de l’eau, on aperçoit d’abord le couvent des cordeliers sur le quai Vauban, l’ancienne cité universitaire, les tours bastionnées par Vauban, et la promenade Chamars. Cet ancien champ de Mars romain servit à brûler les sorcières en place publique au Moyen Âge ! La colline de Chaudanne, enveloppée d’une forêt et surmontée de son fort, apparaît.

Les Bisontins adorent se promener à pied ou à vélo sur les rives de la rivière. Il faut dire qu’au pied de la citadelle Vauban et des falaises environnantes, le décor est grandiose. La balade se poursuit le long du canal du Rhône au Rhin, qui s’engouffre dans un tunnel. On passe littéralement sous la citadelle pour ressortir face à la colline de Bregille, autrefois plantée de vignes. La cité des Arts et la statue du Minotaure en contrebas du pont Robert-Schwint nous conduisent jusqu’à la place de la Révolution. L’office de tourisme publie une application gratuite :

Visiter Besançon.

6 La Cité des Arts

Depuis 2013, sa façade en damier agrémente les bords du Doubs, sur le site de l’ancien port fluvial de Besançon. Cet ancien entrepôt en briques a été transformé par Kengo Kuma en une cité des Arts et de la Culture. Sous le grand toit pixelisé, l’architecte japonais fait dialoguer l’acier et le verre, la brique et le bois. L’ensemble se fond dans le paysage vallonné de Besançon. Le bâtiment abrite un conservatoire de musique et le Fonds régional d’art contemporain (Frac) de Franche- Comté, qui organise des expositions et performances artistiques.

Aux beaux jours, sirotez un verre sur la terrasse du café-resto culturel et associatif Le Pixel, qui donne sur le Doubs.

7 La Maison Victor Hugo

Elle n’est pas bien grande, la place Victor-Hugo. Mais les plus grands esprits de leur temps y ont vécu à un moment de leur vie : Victor Hugo, Charles Nodier et les frères Lumière y sont nés, Gustave

Courbet y avécu, Flaubert y est passé, Fourier et Proudhon sont nés à deux pas…

Seule la maison natale de Victor Hugo se visite. Le grand homme n’a passé que quelques semaines de sa vie ici, mais qu’importe ! Ni musée, ni lieu de mémoire, la maison Victor Hugo s’intéresse aux combats de l’homme engagé : la liberté d’expression, la dignité humaine, les droits de l’enfant, la liberté des peuples. « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne », écrivait-il. À méditer.

8 La Grande Rue

L’ancien cardo maximus des Romains est resté l’artère la plus active de Besançon, et la plus belle. En remontant la rue depuis la place Victor-Hugo, on croise de beaux hôtels particuliers en pierre de Chailluz.

Cette pierre de taille, veinée de gris-bleu, orne toutes les maisons édifiées entre le XV esiècle et le XIX esiècle. Hôtel d’Emskerque, hôtel Terrier de Santans, hôtel Gauthiot d’Ancier… N’hésitez pas à pousser les portes, vous découvrirez parfois de jolies cours, des escaliers secrets, des jardins insoupçonnables. Le centre-ville compte jusqu’à 200 bâtiments classés monuments historiques, la plupart datant des XVII eet XVIII esiècles. On trouvera aussi une jolie fontaine du VI esiècle représentant le dieu romain Neptune.

9 La cathédrale Saint-Jean

En voilà une drôle de cathédrale ! Pas de façade principale, une entrée sur le côté, des chapelles de travers et deux absides au lieu d’une, à chaque extrémité de l’édifice… Si bien qu’on ne sait jamais comment s’orienter à l’intérieur ! Maintes fois remaniée au fil des siècles, la cathédrale Saint-Jean abrite notamment une Vierge aux saints, chef-d’œuvre de la Renaissance florentine signé Fra Bartolomeo. Mais c’est surtout pour l’horloge astronomique qu’on vient (photo ci-contre), sur visite guidée seulement. Fabriquée au XIX esiècle, cette merveille de précision horlogère est composée de 30 000 pièces mécaniques et présente 122 indications. Grâce à de nombreux automates, elle indique l’heure à 20 endroits du monde, actionne les cloches de la cathédrale et indique même les horaires des marées… Pour ceux qui voudraient prendre la mer à Besançon !

10 Manufacture Utinam

Tic-tac, tic-tac… Le son régulier et rassurant des horloges emplit cette boutique originale, située face au musée du Temps.

Ici, on vend des horloges comtoises, mais attention, pas n’importe lesquelles !

Horloger créatif, Philippe Lebru revisite l’horloge traditionnelle façon Picasso : le mécanisme est apparent et les couleurs, vives. Il conçoit aussi des horloges monumentales, dont certaines sont visibles à la gare TGV de Besançon Franche- Comté, à Schaffhouse (en Suisse), ou à Tokyo.

Il crée également des montres dont les aiguilles tournent à l’envers, et d’autres contenant des éclats de météorite ! Sa boutique présente aussi le travail d’une quinzaine de créateurs indépendants et haut de gamme. Utinam propose enfin un atelier « Dans la peau d’un horloger » pour s’initier au savoir-faire franc-comtois sous les yeux d’un maître horloger. L’Unesco ne s’est pas trompée en inscrivant, en 2020, l’horlogerie et la mécanique d’art franco-suisse au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

11 Les collines

Saint-Étienne, Chaudanne, Bregille, Fort Benoît, Rosemont, Roche d’Or et Planoise… Besançon est entourée de sept collines boisées, où poussait autrefois la vigne. Aujourd’hui, la forêt a pris le dessus et les randonneurs ont remplacé les vignerons. Imitons-les ! Le sentier du fort de Chaudanne (5,6 kilomètres, deux heures de marche) permet de découvrir la colline de Chaudanne au départ du centre-ville.

Après avoir longé les bords de la rivière, on grimpe à travers la forêt jusqu’au fort, qui offre une vue splendide sur Besançon et la boucle du Doubs. D’autres forts, construits pour défendre les frontières de l’Est après la défaite de 1870, coiffent les collines environnantes. Celui de Bregille a l’avantage d’offrir un beau panorama, surtout au coucher du soleil. Sur la colline de Rosemont, on trouvera quelques cabordes, constructions circulaires en pierre sèche où les vignerons du Moyen Âge rangeaient leurs outils.

12 L’Intranquille Plazza

Une institution à Besançon depuis 2015 !

Cette librairie indépendante occupe l’ancienne église des Dames de Battant, comme le montre le fronton en pierre de la façade. Ici, au 59, rue des Granges, on pria trois siècles durant. L’édifice a ensuite servi d’atelier photo au père des frères Lumière, de grand magasin, puis de cinéma jusqu’aux années 2000. Dans ce monument historique, restauré dans les règles de l’art, les livres s’étagent sur cinq niveaux (1 200 m 2!), formant un vrai dédale. Les trois kilomètres de rayonnages cachent des bouts d’arches, des corniches, des arcs-boutants… Montez au troisième étage pour feuilleter les livres d’art sous la belle coupole, percée de cinq baies vitrées. Et pour faire vivre ce lieu, 15 libraires ! Si avec ça vous ne repartez pas avec un Victor Hugo sous le bras…

13 Le Musée des Maisons comtoises

Un musée de plein air ! À 16 km de Besançon, cet écomusée présente sur 15 hectares une vingtaine de maisons anciennes provenant de toutes les parties de la Franche-Comté : maison vosgienne, ferme à tuyé du Haut-Doubs, ferme à colombages du Territoire de Belfort, mais aussi chapelle, atelier, four banal, caborde, fruitière (une fromagerie)… Tout le patrimoine de la Franche-Comté est passé en revue le long d’un parcours de deux kilomètres. Un programme riche en activités agrémente la visite : sieste contée, balade gourmande, soirée astronomique, atelier de vannerie ou de forge. On peut même apprendre à réaliser des enduits en terre…

Pour ceux qui sortiraient d’ici en voulant construire leur propre maison comtoise.

14 Hôtel restaurant Le Sauvage

Situé au pied de la citadelle, cet ancien couvent de Clarisses abrite le plus bel établissement de la ville. Les chambres sont toutes différentes et pleines de charme.

On apprécie aussi les soins de l’espace bien-être (hammam, sauna, jacuzzi) avec son jardin d’hiver donnant sur le parc.

L’établissement dispose d’une excellente table, tenue par le chef Hugo Mathieu. En terrasse, on déguste une épaule d’agneau confite de sept heures, avec vue sur la ville. Et de mai à octobre, on dîne face au soleil couchant. Sauvage !

15 Les Terrasses de Besançon

Perchée sur la colline de Bregille, cette maison d’hôtes offre une vue magnifique sur la ville et sa citadelle, illuminée le soir.

On profite même de ce panorama de rêve depuis son lit grâce à la grande baie vitrée de la chambre ! Le jardin japonisant en terrasse crée un espace de verdure apaisant ; la piscine extérieure est la cerise sur le gâteau. L’unique chambre dispose aussi d’un sauna et d’un jacuzzi. Idyllique.

16 Le Parc

C’est un cube de verre au cœur d’un parc, au bord du Doubs. Immergé dans le paysage, on en oublie le décor au style design feutré. Dans cet univers raffiné, le chef Vivien Sonzogni propose une cuisine gastronomique, à la hauteur du lieu.

Saint-Jacques snackée, lièvre en soupe au vinaigre de coing… La carte est réduite, mais sans faux pas. Les becs sucrés seront aux anges au moment du dessert.

Mehr dazu finden Sie auf Écoute-Audio: www.ecoute.de/ecoute-audio und in Écoute-Plus: www.ecoute.de/ ecoute-plus

17 Le Saint Cerf

Pas de restaurant étoilé à Besançon ?

Certes, mais le guide Michelin a attribué une étoile verte à ce bistrot contemporain pour « la qualité des produits et le tour de main du chef : un bon repas, tout simplement ». Rouvert récemment après des travaux, le Saint Cerf est peut-être encore meilleur qu’avant. On apprécie ses plats maîtrisés qui regardent vers l’Asie. Le jeune chef privilégie les produits frais, de saison et bio.

18 La Buvette du Conservatoire

En sortant du musée des Beaux-Arts, il faut s’arrêter boire un verre dans ce bar à vin qui occupe l’ancien conservatoire de musique. Aux beaux jours, on apprécie la terrasse sur la place de la Révolution. Mais l’intérieur vaut le coup d’œil : sous les voûtes néogothiques en pierre de Chailluz, un portrait monumental de Gustave Courbet (l’enfant du pays) signé de Yan Pei-Ming, des tapis anciens et des chaises de bistrot. On peut aussi s’installer au comptoir de sept mètres de long pour goûter l’un des 250 vins. Également une très belle carte de cocktails, à accompagner de mezzés orientaux.

19 Deux épiceries gourmandes

Il serait dommage de quitter Besançon sans en rapporter quelques spécialités.

La boutique Doubs Direct (6, rue Pasteur) présente les meilleurs produits de Franche-Comté : comté et morbier (deux fromages), saucisse de Morteau, griottines de Fougerolles (cerises à la liqueur), absinthe de Pontarlier, vins du Jura... On trouve même des jouets en bois fabriqués dans la région. Autre choix : Lulu, Muc et le lapin (52, faubourg Rivotte). Drôle de nom pour cette épicerie qui se fournit exclusivement en produits locaux : charcuterie, fromage, bière artisanale, confiserie…

Qu’ils sont doux, les soirs au bord du Doubs !

20 Le quartier Battant

Sur la rive droite du Doubs, le quartier populaire Battant était autrefois peuplé de lavandières, de tanneurs et de vignerons.

Il mérite aujourd’hui une balade urbaine sur les pas d’artistes contemporains.

Un circuit de 2,7 km (1 h 30) permet de découvrir des créations d’art urbain : peintures murales, sculptures, installations éphémères… Chaque année, le festival Bien-Urbain invite des artistes de toutes nationalités à réaliser des œuvres in situ, dont une partie reste visible à l’année. On n’oubliera pas d’admirer les tuiles vernissées de la collégiale Sainte-Madeleine et l’étonnante synagogue de style oriental, avec son clocheton à bulbe.

Les Bisontins célèbres

Victor Hugo (1802-1885) est né sur la place qui porte désormais son nom. L’auteur des Misérables n’a pas connu Besançon au-delà de quelques semaines après sa naissance. Cependant, la ville continue à se souvenir du grand homme : un lycée porte son nom, un collège, un cinéma, un hôtel… Et deux statues ont été dressées en son honneur.

Gustave Courbet (1819-1877), le chef de file du courant réaliste, a vécu juste au-dessus de l’étage qu’occupait la famille de Victor Hugo. On peut voir certaines de ses œuvres au musée des Beaux-Arts.

Charles Fourier (1772-1837) est né à 300 mètres de la place Victor-Hugo. Ce philosophe utopiste est considéré comme le précurseur du socialisme français. Il est connu pour avoir imaginé un programme d’harmonie universelle pour un nouvel ordre social fondé sur un lieu de vie communautaire, le phalanstère. Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) n’est pas né très loin des précédents ! « La propriété, c’est le vol », pensait ce théoricien politique, anticapitaliste avant l’heure. Il est considéré comme le père de l’anarchisme. Tristan Bernard (1866-1947) est né et a vécu à Besançon. Cet écrivain plein d’humour a signé de nombreuses comédies et des pièces de théâtre truculentes. « L’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve c’est que ça le fatigue », disait-il.

Colette (1873-1954) a vécu quelques années, entre 1900 et 1905, dans une maison de campagne sur les hauteurs de Besançon, sur l’une des sept collines de la ville.

Le Cirque Plume est né en 1984 dans le quartier Battant. Il est à l’origine du renouveau du cirque par son approche poétique et sa façon de mélanger les disciplines artistiques (théâtre, chant, musique).