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Paris hype 12 LIEUX BRANCHÉS


Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 12/2019 vom 02.10.2019

In Paris gibt es zahllose Möglichkeiten auszugehen. Aber in den letzten Jahren sind Veranstaltungsorte der ganz besonderen Art hinzugekommen. Wir stellen sie vor, denn wer die Wahl hat, hat die Qual.


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Bildquelle: Écoute, Ausgabe 12/2019

À Paris, la culture et le bien-être sont souvent là où on ne les attend pas: ici, cours de yoga sur un toit parisien.


Paris, capitale de la culture? La Ville lumière a toujours été la destination idéale des amoureux des arts et des amateurs de découvertes. Aujourd’hui, son dynamisme culturel se renforce encore, notamment grâce à des lieux alternatifs, proposant une programmation artistique riche et ...

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... variée: concerts dans une ancienne gare, spectacles de danse dans un bâtiment industriel du XIXe siècle, … Nous sommes allés à la découverte de ces établissements branchés, qui enchantent les Parisiens et les touristes en quête d’ambiances underground.

Paris intramuros

En parallèle de l’offre classique des musées, galeries, théâtres et opéras, Paris intra-muros comporte de nombreux endroits hors normes, qui changent des sorties traditionnelles. Entre les résidences d’artistes, les jardins partagés et l’ancien hôpital transformé en village écologique, et bien d’autres, ces lieux atypiques contribuent à la magie et au charme de Paris.

Le Hasard Ludique

Terminus, tout le monde descend! Construit en 1889, ce joli pavillon surplombe les quais de la Petite Ceinture de Paris (Écoute 11/2019), une ancienne ligne de chemin de fer envahie par la végétation. Installé dans une gare désaffectée du 18e arrondissement, le Hasard Ludique est une « friche culturelle », c’est-à-dire un endroit abandonné puis converti en un lieu culturel. Vincent Merlet, responsable de communication et cofondateur du Hasard Ludique, évoque ses débuts: « Le projet est né en 2011. À l’époque, mes deux associées et moi-même, nous vivions dans le quartier et observions avec peine la lente dégradation de ce bâtiment pourtant plein de charme. Par un heureux hasard, nous avons appris que la Ville de Paris cherchait à lui donner une nouvelle vie. Nous nous sommes donc lancés dans l’aventure. »

Ouvert en 2017, cet endroit à la culture « hybride et spontanée » a plusieurs buts. « Le Hasard Ludique souhaite être un espace ouvert sur son quartier avec une offre artistique exigeante, poursuit Vincent Merlet. Très tôt, nous avons associé les habitants dans la construction du projet. Ils ont pu donner leur avis sur la future programmation, les services, la carte du restaurant, et proposer des idées d’activités. » Particulièrement axé sur la découverte des musiques du monde, le Hasard Ludique propose de nombreux concerts, mais aussi du théâtre d’improvisation, des cours de yoga, des ateliers créatifs pour enfants, des bals…

Les gens viennent aussi au Hasard Ludique pour son concept de cantine particulier: ici, on peut en effet déguster de délicieuses spécialités préparées par les « Cuistots migrateurs », des chefs ayant le statut de réfugiés, qui proposent des plats inspirés de leur pays d’origine (Syrie, Éthiopie, Iran…).

Ouvrir les portes des Grands Voisins, c’est entrer dans un monde à part, fait de boutiques et d’ateliers provisoires, de librairies et de salles de spectacles…


Le 59 Rivoli, à deux pas de la place du Châtelet, abrite une trentaine d’ateliers d’artistes.


Côté bar, on trouve des vins bios, des bières locales, des jus et des sodas « éthiques ». Les fans de street art apprécieront aussi les graffitis sur les murs. Dès l’arrivée des beaux jours, les gérants ouvrent l’immense terrasse qui donne sur l’ancienne voie ferrée. Les bancs en bois et les lampions créent une agréable ambiance de jardin.
Le Hasard Ludique, 128, avenue de Saint-Ouen, 18e arrondissement.

Le Centquatre

Musique, théâtre, art contemporain, cirque, photographie, danse… Le Centquatre s’intéresse à tout! Ouvert depuis 2008 dans le 19e arrondissement, à deux pas du Bassin de la Villette, cet établissement artistique et culturel, subventionné par la Ville de Paris, accueille près de 700 000 visiteurs par an.

Avec une superficie d’environ 40 000 m2, l’édifice possède une architecture étonnante. Construit en 1873 et classé monument historique, il se compose de plusieurs bâtiments séparés par des cours et de deux grandes galeries couvertes de verrières. La profusion de briques, de pierres et de métal est typique de l’architecture industrielle de l’époque et évoque une atmosphère d’usine. D’ailleurs, on ne chôme pas au Centquatre! Un ensemble de 19 ateliers accueille une trentaine d’artistes en résidence. Ainsi, apprentis danseurs de hiphop, acrobates ou encore jeunes comédiens se partagent la halle principale et les espaces extérieurs pour répéter leurs chorégraphies ou leurs scènes. Par ailleurs, il y a aussi deux grandes salles de spectacles.

Le Centquatre fait la part belle à la création internationale et aux programmations audacieuses. Entre les numéros de danse urbaine, les concerts de musiques actuelle et classique, les pièces de théâtre et les expositions, on ne sait plus où donner de la tête! Le lieu est aussi ouvert aux arts numériques, visuels, et même culinaires. Et lors de ses célèbres bals populaires, la fête bat son plein dès que les danseurs de java, de tango, de valse ou de swing s’élancent sur la piste.

Enfin, parmi ses missions, le Centquatre valorise les artistes émergents en les programmant régulièrement, mais aussi en leur consacrant des évènements spéciaux, comme son festival Circulation(s), dédié à la jeune photographie européenne.
Le Centquatre, 5, rue Curial, 19e arrondissement.

La Gaîté Lyrique

On l’a appelé « Théâtre de la Gaîté », « Théâtre Lyrique », ou encore « Opéra Populaire ». Il a tour à tour été théâtre, cirque, opéra et parc d’attractions. Peu d’endroits ont une histoire aussi mouvementée. Dédié au spectacle depuis 1862, le théâtre de la Gaîté Lyrique a reçu dans sa grande salle à la décoration luxueuse toute la haute société de l’époque, comme Napoléon III et son épouse Eugénie. Puis, l’institution – un temps dirigée par Jacques Offenbach – se consacrera à l’art lyrique. Elle accueillera dans les années 1920 de nombreux opéras dont les célèbres ballets russes de Serge de Diaghilev. Dans les années 1970, les plus grands succès théâtraux se joueront entre ses murs.

Après ces années fastes, et en raison de risques d’incendie et d’écroulement, l’établissement connaît une période difficile. La grande salle, vétuste, est détruite et laisse la place en 1989 à un parc d’attractions appelé « Planète Magique », portant sur le thème des jeux vidéo et des dessins animés. Très mal géré, le projet est un échec, et le théâtre est alors fermé. Il faudra attendre 2011, après de longs travaux, pour que la Gaîté Lyrique soit inaugurée sous sa forme actuelle: un endroit dédié aux arts numériques et à la musique.

Tout au long de l’année, l’établissement organise des conférences, des projections et des expositions dédiées à la rencontre des arts et des technologies. Précurseur dans ce domaine, la Gaîté Lyrique s’intéresse à l’impact du numérique sur la société en mettant en lumière de nouvelles pratiques artistiques et en explorant les rapports entre sciences et culture. Sa programmation foisonnante attire 250 000 visiteurs par an, venus aussi pour assister aux nombreux concerts, participer à des ateliers ou profiter du centre de ressources spécialisé en cultures numériques et jeux vidéo.
La Gaîté Lyrique, 3bis, rue Papin, 3e arrondissement.

Les Petites Gouttes

À mi-chemin entre le bistrot et le lieu culturel, Les Petites Gouttes est très vite devenu l’endroit à la mode dans ce quartier populaire du Nord de Paris.

L’établissement, construit en 1926 le long des voies de la Gare du Nord, donne sur une vaste esplanade et une zone piétonne. Il est implanté au sein de la Halle Pajol, un immense bâtiment abritant également une auberge de jeunesse et une bibliothèque. Sa grande terrasse attire aussitôt le regard, avec ses palmiers et ses tables de pique-nique en bois. Ici, on se sent en dehors de Paris. À l’intérieur, la décoration mêle meubles de design scandinave et objets vintage. Bien plus qu’un simple bar de quartier, Les Petites Gouttes organise régulièrement des soirées. On y va pour voir une exposition, assister à des performances théâtrales ou à un concert acoustique, prendre des cours d’oenologie, s’initier à la gravure ou encore assister à une émission de radio locale en direct.

Ce lieu accueille aussi des tatoueurs, des artistes urbains, et organise des bals. La carte est à l’image du lieu: exotique et tendance. Inspirée des nombreux voyages de la cuisinière, elle propose un tour du monde des saveurs de façon innovante, tout en revisitant des classiques comme les hamburgers et les fajitas.
Les Petites Gouttes, 12, esplanade Nathalie Sarraute, 18e arrondissement.

Le Carreau du Temple

Situé dans l’ancien enclos des Templiers, dans le 3e arrondissement, le Carreau du Temple se dresse sur un emplacement prestigieux, là où se tenait au Moyen Âge le marché des orfèvres. Bien plus tard, en 1863, seront construits six pavillons en fonte et en brique. Aujourd’hui, il n’en reste que deux, formant la grande halle de l’édifice actuel, classé monument historique depuis 1982. Avant de se consacrer à la culture, le Carreau du Temple était le temple du vêtement! Jusque dans les années 2000, les Parisiens s’y pressaient pour acheter des fripes à bas prix. Suite au déclin de ce commerce et après beaucoup de travaux, un nouveau lieu culturel verra alors le jour en 2014.

La programmation du Carreau du Temple est dédiée aux arts et au sport – on peut y prendre des cours de danse, d’escrime, ou de yoga. L’établissement s’intéresse tout autant au spectacle vivant qu’à la musique, à la cuisine, aux arts visuels ou encore à la mode. Cette dernière étant historiquement importante pour le lieu, de nombreux défilés et salons s’y tiennent encore aujourd’hui. Avec plus de 200 manifestations culturelles et sportives organisées chaque année, l’agenda très chargé du Carreau du Temple se divise entre la programmation régulière, tout particulièrement de danse contemporaine, et les temps forts comme les festivals, les biennales ou les marchés.

L’endroit organise aussi des évènements inédits et ouverts sur le monde, comme la Foire d’art contemporain et de design consacrée à l’Afrique AKAA – « Also Known As Africa ».

Le Carreau du Temple n’hésite pas non plus à céder à la gourmandise: chaque année, son festival culinaire Food Temple est attendu avec impatience… et appétit.
Le Carreau du Temple, 4, rue Eugène-Spuller, 3e arrondissement.

La Bellevilloise n’oublie pas son histoire, liée à celle des mouvements ouvriers.


La Bellevilloise est aujourd’hui un haut lieu de la mode et de la fête de l’Est parisien.


La Démesure sur Seine

Les Parisiens qui ne partent pas en vacances peuvent se consoler à la Démesure sur Seine. Ici, une terrasse et une barge amarrée accueillent le public. Situé dans le 12e arrondissement, ce bar-restaurant fait aussi salle de spectacles. Laissez-vous bercer par le clapotis des vagues sur le pont du bateau, ou bien asseyez-vous sous la charmille de la grande terrasse décorée de lampions. On peut y boire son verre les pieds au bord de l’eau, dans une ambiance de guinguette.

Ouvert d’avril à septembre, ce temple des plaisirs gustatifs et artistiques est animé par des concerts de funk et de musiques du monde, ainsi que par des bals où l’on danse la samba et la salsa. La journée, il est possible de prendre des cours de yoga et de jouer à la pétanque, au beach-volley, au Mölkky et même au minigolf, avec la Seine en arrière-plan.

Le reste du temps, la Démesure sur Seine propose des expositions photographiques, des marchés de créateurs, ainsi que des projections de films. En plus d’un cadre idyllique, ce lieu peut aussi se vanter de la qualité de son restaurant… et de ses cocktails!
La Démesure sur Seine, 69, Port de la Rapée, 12e arrondissement.

La Bellevilloise

Cette ancienne coopérative fondée en 1877 par des ouvriers est chargée d’histoire. Née après la Commune de Paris, l’insurrection qui a secoué la capitale en 1871, elle avait pour vocation de permettre l’accès aux arts et à l’éducation aux populations modestes. Au coeur du quartier de Belleville, ce bastion politique a connu autrefois les discours du socialiste Jean Jaurès, célèbre socialiste français assassiné au début du XXe siècle. On trouve désormais à la Bellevilloise une université populaire et un cinéma, mais aussi des performances artistiques avant-gardistes, ce qui en fait une véritable « maison du peuple ». Pendant près de 60 ans, la Bellevilloise a joué un rôle social et économique fort et a incarné l’âme populaire de l’Est parisien.

Depuis 2005, ce vestige de la mémoire parisienne ouvre de nouveau ses portes avec un projet ambitieux: faire perdurer cet esprit Bellevillois, combattif, en lutte et ouvert sur le monde, tout en s’inscrivant dans la vie du quartier.

Devenue l’une des adresses de sortie les plus connues de la capitale, la Bellevilloise héberge dans ses 2 000 m² de nombreux évènements. Des concerts, des expositions et même des défilés de mode. La magnifique Halle aux Oliviers, qui abrite aussi un restaurant et une terrasse panoramique, accueille régulièrement des concerts acoustiques. L’espace du Forum est aussi un spot propice aux représentations musicales, tandis que le Club vit au rythme des soirées festives. Les nuits spéciales « années 80 » sont un rendez-vous incontournable des fêtards parisiens.
La Bellevilloise, 19-21, rue Boyer, 20e arrondissement.

Les Grands Voisins

Dans la série insolite, voici une salle culturelle installée dans un ancien hôpital! Depuis 2015, ce qui devait n’être qu’un projet éphémère perdure pour le plus grand bonheur des habitants du quartier. À l’origine, l’occupation de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul devait uniquement servir à reloger des personnes en difficulté. Mais l’immensité du site et les nombreux espaces extérieurs et intérieurs ont donné des idées aux trois associations qui se partagent la gestion de ce complexe. Ce dernier a donc ouvert ses portes à 250 collectifs, start-up, artisans et artistes. À la fois espace de travail et de diffusion culturelle, Les Grands Voisins a des airs d’utopie urbaine. Il est en effet animé par des principes de solidarité, d’écologie et de partage. Tourné vers le développement durable, le site abrite une « recyclerie créative » où se tiennent des ateliers de réparation et des trocs de vêtements.

Ici, les objets, mais aussi les espaces ont une seconde vie: par exemple, l’ancienne lingerie de l’hôpital est aujourd’hui une salle des fêtes où l’on peut assister à des concerts gratuits. À l’intérieur du bâtiment, on découvre des librairies indépendantes, des boutiques de mode artisanale, des imprimeurs d’art, des galeries de street art ou encore des studios photographiques.

Ici, une centaine de places d’hébergement et un accueil de jour sont également proposés aux demandeurs d’asile. Enfin, tout au long de l’année, Les Grands Voisins organisent des expositions, des projections, des bals, des lectures de poésie, des concerts et des soirées festives, avec la volonté de mettre en avant la jeune scène artistique et culturelle.
Les Grands Voisins, 74, avenue Denfert-Rochereau, 14e arrondissement.

Les Grands Voisins redynamisent les 10 000 m² de l’ancien hôpital Saint-Vincentde-Paul.


La cour des Grands Voisins s’anime pour le marché qui offre tous les mois une vitrine aux entrepreneurs, associations et artisans.


Proche banlieue

Il ne faut pas hésiter à franchir le périphérique pour se rendre dans la banlieue proche. Des villes comme Pantin, Saint-Ouen ou encore Saint-Denis, situées à seulement quelques stations de métro, regorgent de sites qui valent le détour.

La Station -Gare des Mines

Depuis trois ans, la Station -Gare des Mines se définit comme un « laboratoire consacré aux scènes artistiques émergentes ». Installé dans une gare à charbon désaffectée située au carrefour de Paris, Saint-Denis et Aubervilliers, cet établissement accueille des résidences d’artistes, des expositions, des festivals, des concerts ou encore des projections dans un cadre underground, avec murs de brique, tôle et graffitis.

La nuit, les scènes extérieures et intérieures s’agitent au rythme des soirées techno qui y sont organisées. Mais la Station propose également des concerts et des évènements plus calmes, qui mettent en valeur la découverte et le partage. Ce lieu prisé de la jeunesse parisienne reçoit aussi la visite de familles et de curieux venus se détendre dans la grande cour, profiter des transats et de la table de ping-pong, mais aussi des activités prévues pour petits et grands. Par exemple, pendant le festival Kermesse sonique, les enfants peuvent participer à des ateliers et à des jeux sonores. Et pendant l’été, la Station se transforme régulièrement en cinéma de plein air. Elle propose ainsi un cycle cinématographique éclectique en diffusant des classiques, des films méconnus ou encore des ciné-concerts.
La Station -Gare des Mines, 29, avenue de la Porte d’Aubervilliers, 18e arrondissement.

Mains d’OEuvres

Installé depuis 2001 dans l’ancien centre sportif d’une usine automobile, dans le quartier du célèbre marché aux puces de Saint-Ouen, cet impressionnant bâtiment en brique de 4 000 m2 comprend plusieurs étages et abrite différents espaces aux noms amusants. La salle Star Trek, aux allures de vaisseau spatial, accueille surtout des projections, des conférences et des performances artistiques. La Cour des Myrtilles, un espace extérieur avec un jardin partagé et un bar, est fréquentée par l’association Mains d’OEuvres et les riverains.

À l’intérieur, la salle de concert peut recevoir 250 personnes et vit au rythme d’un agenda bien rempli. La salle d’exposition, spacieuse et lumineuse, est la scène de toutes sortes d’évènements: tournages de vidéos musicales, spectacles, vernissages… Quant au gymnase des années 1970, il accueille fêtes et défilés.

En plus de tous ces espaces de diffusion, Mains d’OEuvres propose des studios de danse et de musique, et a même inauguré en 2017 la « Momo »(musique ouverte à Mains d’OEuvres), une école de musiques actuelles pour tous, de 2 à 99 ans! Derrière ce concept pensé « pour promouvoir l’imagination artistique et citoyenne », l’équipe de Mains d’OEuvres booste sans relâche la jeune création et l’idée que l’art et la société sont intimement liés.
Mains d’OEuvres, 1, rue Charles-Garnier, Saint-Ouen.

Street art, danse, cuisines du monde, théâtre d’improvisation… Les deux propriétaires du Hasard Ludique ont beaucoup à proposer!


Situé dans une ancienne gare, le Hasard Ludique est un exemple de revalorisation du patrimoine de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.


Le Dock B

« Lieu de croisement, de création et de plaisirs artistiques, ludiques et gustatifs »: voici le programme de ce tout nouveau lieu! Installé à Pantin, tout près de Paris, le Dock B bénéficie d’une situation exceptionnelle sur les berges du canal de l’Ourcq, sur le site des Magasins généraux. Ces derniers sont en fait d’anciens centres commerciaux laissés à l’abandon.

Le Dock B en faisait partie. Cet imposant bâtiment en béton date de 1929 et est désaffecté depuis 1950. Ce fut le royaume du street art dans les années 2000 avant de vivre une seconde jeunesse en 2018. Depuis un an, donc, le Dock B et ses 1 200 m² étalés sur deux étages ont pour mission de proposer une offre culturelle et festive dans un cadre accueillant. À l’intérieur, différents espaces sont à disposition pour profiter tantôt d’une exposition, tantôt d’un concert ou d’une soirée.

La programmation musicale a été confiée à un label indépendant, Allo Floride. Chaque mois, carte blanche est donnée à un collectif artistique qui met en valeur ses talents: dessin, musique, danse… Et comme il n’y a pas que la culture à Paris, le Dock B mise aussi sur son restaurant de poissons, sa rôtisserie, ou encore son café, qui proposent tous un menu élaboré à partir de produits locaux et faits maison. L’autre atout caché du Dock B? Son immense terrasse avec vue imprenable sur le canal de l’Ourcq et la Seine… Parfait pour apprécier un coucher de soleil parisien après avoir fait le plein de culture!
Le Dock B, 1, place de la Pointe, Pantin.

Le 6b

Depuis 2010, cet immense bâtiment industriel installé le long du canal Saint-Denis est un haut lieu de la culture alternative parisienne. Le 6b est à la fois une résidence d’artistes et un espace de diffusion de spectacles. Des associations, des ateliers d’artisans et de petites entreprises se partagent 7 000 m² répartis en 170 ateliers privatifs. Près de 200 musiciens, graphistes, danseurs, peintres, cinéastes, comédiens, sculpteurs ou architectes font vivre cet espace autogéré et dédié à la création, qui dispose d’une salle de concert, d’une salle de cinéma, d’une salle d’exposition et de studios. La chanteuse Camille y a enregistré son albumIlo Veyou en 2011. Le programme est assuré par des collectifs artistiques, ce qui permet d’avoir des évènements aussi différents qu’un concert-conférence sur le hip-hop et le féminisme en Amérique latine, ou une soirée carnaval ou électro.

Toute l’année, le lieu propose concerts, spectacles, expositions, festivals et autres manifestations qui attirent à la fois les banlieusards et les Parisiens, charmés par la grande terrasse dotée d’un terrain de volley-ball et la proximité avec le canal Saint-Denis.
Le 6b, 6-10, quai de Seine, Saint-Denis.


PHOTOS de STEPHANIE FÜSSENICH