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Toulouse la vie en rose


Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 9/2021 vom 28.07.2021

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Ci-dessous : Hôpital de la Grave Ci-contre : Salle Henri Martin, au Capitole

Toulouse

Si Toulouse est surnommée la « Ville rose », c’est à cause d’un matériau de construction. Dans la région, il n’y a pas de carrière de pierres. Alors pour bâtir les maisons, les hôtels particuliers, les églises et même la cathédrale, les Toulousains ont utilisé des briques. Pratique, car la région est riche en argile. Au fil de la journée, sous l’effet de la lumière, la brique change de couleur. La ville devient alors rouge, marron, orange... ou rose.

Bien que Toulouse soit la quatrième ville la plus peuplée de France, avec environ 480 000 habitants, son centre-ville n’est pas très grand. On peut facilement le découvrir à pied. Les rues sont étroites. Pensez à lever les yeux pour admirer les richesses architecturales : tours, clochers, belvédères, façades à colombages ou de style Art déco... Si vous voyez une porte d’immeuble entrouverte, n’hésitez pas à la pousser : c’est peut-être l’un des ...

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... nombreux hôtels particuliers de la Renaissance. Dans leur cour intérieure, le temps semble s’arrêter. Il ya encore une cinquantaine de ces hôtels particuliers, construits au XVI e siècle. Leurs propriétaires étaient souvent de riches marchands qui avaient fait fortune grâce au pastel, une plante permettant de teindre les tissus en bleu. Le centre historique est parfois un peu labyrinthique. Comment faisaient autrefois les habitants, sans GPS ? Ils regardaient les noms des rues mais aussi la couleur des plaques de rue. À Toulouse, les rues dont le nom est marqué sur un fond jaune sont parallèles à la Garonne. Elles sont numérotées de l’amont vers l’aval du fleuve. Mais les rues dont le nom est marqué sur un fond gris sont (plus ou moins) perpendiculaires à la Garonne. Leurs numéros partent toujours du fleuve. Un système bien pratique, qui a été cependant abandonné en 1875 et remplacé par les plaques blanc et bleu que l’on connaît aujourd’hui.

Derrière les murs, à l’abri du tumulte, le miracle des cours

Toulouse a eu beaucoup de chance : contrairement à d’autres grandes villes françaises, ni la révolution industrielle ni les guerres n’ont abîmé son architecture. Parmi ses trésors, la basilique Saint-Sernin. C’est la plus grande église romane de France, avec une nef aussi grande qu’un terrain de football. Aujourd’hui encore, c’est une étape indispensable pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Et lorsque ces derniers étaient malades, ils se faisaient soigner à l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques. Ce vaste hôpital, situé sur la rive gauche de la Garonne, existe depuis le XII e siècle. Mais les bâtiments actuels datent des XVII et XVIII siècles.

Impossible de venir à Toulouse sans voir la place du Capitole. La grande croix à douze « pommes » (cercles), sur le sol de la place, est l’emblème de la ville et de sa région, l’Occitanie. Entrez dans l’hôtel de ville et admirez la salle des Illustres, une galerie avec des statues, des colonnes et des peintures aux murs et aux plafonds. En fin de journée, les Toulousains se retrouvent sur les bords de la Garonne pour profiter du coucher de soleil et de la vue imprenable sur le Pont-Neuf, un pont vieux de trois siècles et demi. L’ancien port, place de la Daurade, accueille une guinguette où l’on peut siroter un verre sous les lampions. C’est l’occasion de s’habituer au fameux accent des Toulousains.

Des avions et des fusées

Ces 100 dernières années, Toulouse a écrit son histoire dans le ciel et dans l’espace. Le ciel, d’abord. En 1918, l’entrepreneur Pierre- Georges Latécoère souhaite ouvrir un service de poste aérienne entre la France et l’Afrique du Nord. Cela semble impossible : « J’ai refait tous les calculs, dit-il à un ami. Ils confirment l’opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste plus qu’une chose à faire : la réaliser. » Malgré tout, il ouvre une ligne aéropostale reliant Montaudran, juste à côté de Toulouse, à Dakar. Celle-ci traverse les Pyrénées, l’Espagne, la Méditerranée, puis longe les côtes du Maroc et de la Mauritanie. Pour sa compagnie aérienne, connue sous le nom d’Aéropostale, Pierre-Georges Latécoère engage des pilotes courageux. L’un d’eux deviendra mondialement célèbre : Antoine de Saint-Exupéry, l’auteur du Petit Prince.

Toulouse se spécialise également dans la fabrication d’avions postaux, d’avions militaires et d’hydravions. La piste de Montaudran, d’où décollaient les avions chargés de courrier, existe encore. Rebaptisée « piste des géants », elle abrite désormais un musée racontant la grande aventure de l’Aéropostale, un jardin recréant les paysages traversés par les pilotes, et une halle de 6 000 m² hébergeant les fameuses machines géantes (araignée, minotaure…) de la compagnie d’art La Machine.

À partir des années 1950, Toulouse devient un pôle de l’aéronautique : l’État nationalise l’entreprise toulousaine Sud-Aviation pour construire de grands avions de transport de passagers, comme la Caravelle ou le Concorde, ainsi que des hélicoptères. Aujourd’hui, c’est Airbus qui fait la fierté de la ville. Entre le siège social, les usines et les bureaux d’études, l’entreprise emploie plus de 10 000 personnes dans la région. Ou 55 000 personnes, en comptant les sous-traitants. On peut donc dire qu’Airbus a fait décoller l’économie locale.

Nathalie Tousnakhoff,

peintre et graveuse

«Quand j’ai quitté Paris, mon choix s’est porté sur Toulouse, car j’ai eu un coup de foudre pour la ville. Par ailleurs, la ville est suffisamment grande, la météo me convient et on peut facilement aller à la mer ou à la montagne. C’est un bon équilibre. Ce que j’aime à Toulouse, c’est la variété de ses quartiers. Je trouve aussi très agréable d’avoir accès à la Garonne et au canal du Midi. J’habite dans le quartier Saint-Exupéry, un quartier que j’aime bien car il est encore épargné par l’urbanisation. Il ya de la diversité et l’ambiance est familiale. L’atelier dans lequel je travaille, l’Atelier de la Main gauche, est situé à Bonhoure, un quartier vivant, très passant. D’un point de vue professionnel, les arts plastiques sont un peu le parent pauvre de Toulouse. Il n’y a pas de politique véritablement inclusive pour eux, à la différence, par exemple, du spectacle vivant. Il nous manque un grand musée avec des expositions de portée européenne. Malgré cela, pour moi, c’est une ville avec une excellente qualité de vie et un accès facile à la nature.»

Après le ciel, l’espace. Puisque la Ville rose possède un savoir-faire en aéronautique, c’est ici que la France a développé son secteur aérospatial.

Au début des années 1960, le Centre national d’études spatiales (CNES), alors situé en banlieue parisienne, déménage à Toulouse. Par la suite, la ville gagne le surnom de « capitale européenne de l’espace ». On y construit des satellites et des composants pour les fusées. Un nouveau campus regroupant étudiants, chercheurs et industriels vient d’ouvrir. Le but : imaginer les avions du futur, ceux qui seront capables de voler dans l’espace. Comme le répète Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Occitanie, la ville a pour ambition d’être la « Silicon Valley de l’aérospatiale ».

Si vous avez, vous aussi, la tête dans les étoiles, faites un tour à la Cité de l’espace. Ce parc à thème pédagogique, ouvert en 1997, permet de découvrir des répliques de la fusée Ariane 5, du vaisseau Soyouz et de la station Mir.

L’enfant de Toulouse

Le 4 mars 2004, Toulouse perd le plus célèbre de ses fils : le chanteur Claude Nougaro. « Mon père, c’est Toulouse », aimait-il dire. Né en 1929, il grandit dans le quartier des Minimes, dans le nord de la ville. Son père est chanteur à l’opéra et sa mère professeure de piano. Le jeune Claude préfère le blues et le jazz. Sa carrière débute dans les années 1950. Claude Nougaro n’a pas le physique d’un séducteur, mais il a deux atouts : une voix puissante, marquée par son accent du Sud-Ouest, et un talent incroyable pour écrire des textes poétiques. Ses chansons sont pleines de jeux de mots. Par exemple : « Ma cheminée est un théâtre où l’on ne joue qu’un seul auteur, le feu. J’adore me régaler de flammes, j’ai pris assez de bûches pour ça. » Ici, Claude Nougaro joue avec le mot « bûche », un morceau de bois utilisé pour le feu, qui désigne aussi, dans le langage courant, une chute ou un accident de la vie. Prenez le temps d’écouter ses plus grands succès : Armstrong, Tu verras, Cécile ma fille, Le cinéma ou Le Jazz et la Java.

La ville de Toulouse, avec un «l ». Aeroscopia, avec deux ailes

« Ô Toulouse Un torrent de cailloux roule dans ton accent »

Claude Nougaro

En 1967, alors qu’il vit à Paris, Claude Nougaro compose une chanson sur Toulouse. Celle-ci s’appelle Ô Toulouse. Dans la première version, les paroles étaient dures : « Ô Toulouse ! Mon Toulouse. Toi qu’on nomme la ‘‘Ville rose’’, le rose me rend morose ». Durant son enfance, le chanteur n’a pas été particulièrement heureux dans cette ville. Finalement, il décide d’offrir à Toulouse une chanson d’amour plutôt que de rancœur. Les souvenirs défilent : « l’eau verte du canal du Midi et la brique rouge des Minimes », « l’église Saint-Sernin illumine le soir », « ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz », « voici le Capitole, j’y arrête mes pas ». En deux phrases, il résume le caractère rebelle des habitants : « Ici, si tu cognes, tu gagnes. Ici, même les mémés aiment la castagne. » Pour le refrain, Claude Nougaro reprend les paroles de La Toulousaine, une chanson composée en occitan en 1845. Il l’avait apprise à l’école, comme tous les enfants à l’époque : « Ô mon païs, ô Tolosa ». La chanson de Nougaro ne connaît pas immédiatement le succès. Mais elle gagne progressivement le cœur des Toulousains. Aujourd’hui, c’est un hymne de la ville joué pour les grandes occasions, par exemple en cas de victoire du Stade toulousain en Coupe de France de rugby.

Les cendres de Claude Nougaro ont été dispersées dans la Garonne. Il avait justement dédié une belle chanson au fleuve. On peut en lire les paroles sur une plaque accrochée sous le Pont-Neuf : « Moi, mon océan, c’est une Garonne qui s’écoule comme un tapis roulant. » Dix ans après sa mort, une statue du chanteur a été installée dans le square Charles-de-Gaulle, derrière l’hôtel de ville. Si vous la voyez, vous remarquerez qu’une des mains est brillante et lustrée : de nombreux admirateurs viennent saluer leur idole et lui serrer la main.

Une langue millénaire

Vous êtes assis dans le métro de Toulouse. Une voix annonce la station suivante : « Prochaine station, Capitole ». Puis, une seconde annonce : « Estacion venenta Capitòli ». Quelle est donc cette langue qui ressemble à un mélange de catalan, de portugais et d’italien ? C’est de l’occitan. Cette langue romane, vieille de plus de 1 000 ans, était autrefois parlée dans toute la moitié sud de la France, ainsi que dans une petite partie de l’Espagne et de l’Italie. Aujourd’hui, on compte entre 500 000 et un million de locuteurs. Dans le Sud de la France, 13 000 collégiens et lycéens ont choisi de l’apprendre en option. Il existe aussi une soixantaine de Calandretas (« petite alouette » en occitan) : des écoles et collèges bilingues français-occitan. La Ville rose abrite également une station de radio occitane, une antenne régionale de la chaîne France 3 proposant son journal télévisé en occitan, et le Centre occitan des musiques et danses traditionnelles. Une des missions de ce conservatoire est de collecter les chants traditionnels occitans. Ajoutons la publication de romans et bandes dessinées, ainsi que les groupes de musique comme les Fabulous Trobadors. « À l’exception du catalan, l’occitan est la langue non-étatique la plus dynamique d’Europe », déclare Patric Roux, viceprésident de l’Office public de la langue occitane. Il aime la précision de cette langue, qu’il parle depuis l’enfance. « Un dictionnaire français ordinaire contient en général 38 000 mots alors que l’occitan a 130 000 mots. Il y a, par exemple, 56 mots pour désigner un chien, selon si c’est mon chien, si c’est un chien générique, si c’est un chien méchant… »

Michel Sarran, cuisinier

« La spécificité de Toulouse est avant tout son ancrage dans le Sud-Ouest de la France, entre l’océan Atlantique et la Méditerranée, à deux pas de l’Espagne et des Pyrénées. Très latine dans l’âme, elle l’est aussi dans sa façon d’être : ‘‘Ici, même les mémés aiment la castagne’’, chantait Claude Nougaro.

J’aime Toulouse dans sa globalité, mais j’avoue que le quartier Saint-Étienne, sa place et la vieille ville avec ses petites rues me charment énormément. Toulouse est une ville riche en histoire, une ville active au présent, mais aussi une ville tournée vers le futur avec une activité spatiale et aéronautique de pointe. Il en est de même pour sa cuisine : il ya le cassoulet, le fénétra, mais aussi la soupe de foie gras à l’huître Belon. Il est évident que la cuisine que je fais est inscrite dans mon territoire occitan dont Toulouse est la capitale. Je m’imprègne et me nourris de toutes les richesses que m’offrent l’élevage, l’agriculture et le maraîchage. Ici, même la cuisine a l’accent !»

Toutefois, l’occitan est de moins en moins utilisé. « Cela fait plus de 60 ou 70 ans que les gens ne parlent plus occitan dans la rue. Et beaucoup ne le comprennent plus à l’oral, tempère Samuel Meric, responsable du centre culturel l’Ostal d’Occitània, la Maison de l’Occitanie. Dans les campagnes, il ya encore beaucoup de gens qui le comprennent, sans pouvoir le parler. La grande majorité des personnes âgées ont comme langue maternelle l’occitan, mais beaucoup l’ont oubliée ou ne veulent pas la parler par honte. Dans les écoles jusque dans les années 1950, les enfants se voyaient infliger des punitions s’ils parlaient l’occitan, appelé “patois” par les institutions, pour le dénigrer au rang de sous-langue. »

Les défenseurs de l’occitan sont inquiets. Une récente réforme du baccalauréat, décidée par le ministère de l’Éducation, menace les classes de langues régionales – occitan, mais aussi breton, basque, alsacien, corse... À Toulouse, plusieurs classes d’occitan ont dû fermer. Or, sans la possibilité de l’apprendre à l’école, l’occitan finira par disparaître. « La France est le dernier pays d’Europe à tenir une position aussi dure et agressive visà-vis de ses langues historiques », s’agace Patric Roux. La France n’a jamais ratifié la Charte européenne des langues régionales qui permettrait leur préservation.

Saucisses et violettes

Vous voulez découvrir les saveurs de la capitale de l’Occitanie ? Direction le marché Victor- Hugo, à côté de la place du Capitole. On y trouve de nombreux étals avec les spécialités locales. Dont la célèbre saucisse de Toulouse. Sa recette de fabrication est la même depuis le XVIII e siècle : 75 % de maigre de porc et 25 % de chair de poitrine, du sel et du poivre. D’une largeur de 3 cm et de couleur rose (comme la ville), elle est faite dans un boyau naturel. La saucisse de Toulouse est cuisinée à la poêle, grillée, ou utilisée pour préparer l’autre grande spécialité du coin : le cassoulet. Celui-ci tire son nom de « la cassole », un plat en terre cuite dans lequel il mijote pendant des heures. Pour goûter un bon cassoulet, rendez-vous au premier étage du marché Victor-Hugo où les cinq restaurants le proposent dans leur menu. En réalité, ce plat à base de haricots et de viande vient de Castelnaudary, une ville à 60 km de là. Dans sa variante toulousaine, on ajoute la fameuse saucisse.

Place du Capitole, ses murs, et ses murmures

Saucisses, violettes, et petits cachous

La très sérieuse Académie universelle du cassoulet dévoile le secret d’un bon cassoulet : « Une longue cuisson à four doux, en cassant la croûte plusieurs fois. Certains vous diront que la casser sept fois est la promesse de déguster un excellent cassoulet ! »

Pour le dessert, on peut manger un gâteau à base d’amandes, d’abricots et de citrons confits appelé « fénétra ». Celui-ci remonterait à l’époque des Romains qui en mangeaient lors de la fête des morts.

Une autre spécialité de Toulouse est la violette, bien qu’elle ne soit pas originaire de la région. On la cultive ici depuis plus de 150 ans. La légende raconte que c’est un soldat de Napoléon III qui, revenant d’Italie, aurait ramené la célèbre fleur depuis le Piémont pour l’offrir à sa belle, habitant à côté de Toulouse. Sa culture s’est ensuite développée dans le Nord de Toulouse, là où étaient situés les maraîchers. Elle est produite en grande quantité dans la première moitié du XX e siècle et exportée jusqu’en Russie. Aujourd’hui encore, des maraîchers cultivent la violette dans le Nord de la ville. On peut la consommer sous différentes formes : miel, bonbon, chocolat, confiture, morceaux de sucre, moutarde, huile, liqueur, thé… Le chocolatier toulousain René Pillon a créé un bonbon feuilleté au praliné en hommage à la ville : la brique du Capitole. Soyez rassuré, elle est moins dure qu’une véritable brique rose.

Si vous avez encore faim, essayez le « millas », un gâteau à base de farine de maïs typique du Sud-Ouest de la France. On le préparait autrefois dans les campagnes dans la marmite qui avait servi pour cuire le confit de canard. Enfin, ne partez pas sans goûter le cachou Lajaunie. Ce bonbon à la réglisse, inventé par un pharmacien toulousain à la fin du XIX e siècle, est devenu avec le temps un produit incontournable. Sa petite boîte jaune fera un excellent souvenir de votre passage à Toulouse.

Mehr dazu finden Sie auf Écoute-Audio: www.ecoute.de/ecoute-audio und in Écoute-Plus: www.ecoute.de/ ecoute-plus