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VOYAGE: Le canal du Midi une aventure au rythme de l’eau


Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 6/2019 vom 08.05.2019

Pierre-Paul Riquet hatte einen Traum: Er wollte das Mittelmeer mit dem Atlantik verbinden. Kein anderer hatte sich bis dahin an die schier unlösbare Aufgabe gewagt und war bereit gewesen, das Privatvermögen einzusetzen. Dank ihm können heutzutage jedes Jahr Abertausende von Touristen ihre Zeit am und auf diesem Wasserlauf genießen.


Artikelbild für den Artikel "VOYAGE: Le canal du Midi une aventure au rythme de l’eau" aus der Ausgabe 6/2019 von Écoute. Dieses epaper sofort kaufen oder online lesen mit der Zeitschriften-Flatrate United Kiosk NEWS.

Bildquelle: Écoute, Ausgabe 6/2019

Construit il y a plus de 350 ans, le canal du Midi est le plus ancien canal d’Europe encore en fonctionnement.


Plus qu’une simple voie d’eau, le canal du Midi est peut-être le plus grand chefd’oeuvre du génie civil de l’histoire de France. Cette infrastructure de transport, qui ...

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... remonte à plus de 350 ans, est aujourd’hui un musée à ciel ouvert attirant chaque année 400 000 visiteurs.

Un rêve ancien

Relier l’océan Atlantique à la mer Méditerranée par un canal, c’était le rêve des empereurs romains et des rois de France. Le transport des marchandises serait plus facile et on pourrait mieux contrôler militairement la région grâce à des navires de guerre. Mais Auguste, Néron, Charlemagne ou Henri IV ont tous abandonné l’idée. Trop cher, trop compliqué. Au XVIIe siècle, Louis XIV relève le défi. Les questions sont nombreuses : comment alimenter durablement le canal en eau ? Ou comment en finir avec l’opposition de certaines villes ? Béziers, par exemple, rejette tellement l’idée d’un canal que les conseillers municipaux ont voté une loi interdisant les études à ce sujet. Pourtant, c’est justement un habitant de Béziers qui réussira l’exploit de réaliser ce canal. Son nom : Pierre-Paul Riquet.

L’homme de la situation

Pierre-Paul Riquet est un noble d’Occitanie. Son métier est de collecter les impôts pour le compte du roi. Il n’a pas de diplôme d’ingénieur, et il ne sait pas lire le latin, indispensable à l’époque quand on veut être scientifique. Toutefois, il se passionne pour la gestion de l’eau, construisant chez lui des bassins afin de réaliser des expériences. Pierre-Paul Riquet s’intéresse de plus en plus au projet d’un canal qui traverserait l’Aquitaine et l’Occitanie, reliant les deux mers. Il propose alors à Louis XIV de s’occuper lui-même du chantier. En 1666, le roi accepte, à condition que le noble avance l’argent sur sa fortune personnelle.

Le point le plus haut

Avant toute chose, Pierre-Paul Riquet doit trouver un moyen pour alimenter en eau son futur canal. L’endroit le plus élevé du canal sera situé à Naurouze. Le noble occitan regroupe, grâce à des rigoles, toutes les rivières de la Montagne Noire, à côté de Naurouze. Il fait ensuite creuser un lac à Saint-Ferréol pour accueillir toutes ces rivières. Ce lac artificiel, terminé en 1672, pourra ainsi fournir le canal en eau depuis Naurouze, à la fois en direction de l’océan Atlantique et en direction de la mer Méditerranée. Le canal est ensuite construit en trois tranches. La première va de Toulouse à Trèbes. La seconde conduit de Trèbes à l’étang de Thau, à côté de Sète. La dernière tranche est la construction d’un grand port à Sète dans le but d’accueillir les bateaux.

Depuis le canal, long de 240 kilomètres, la cité de Carcassonne est visible.


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Un chantier monumental

Près de 14 années et 12 000 ouvriers sont nécessaires à la réalisation de ce canal long de 240 kilomètres. Pour attirer les travailleurs, Pierre-Paul Riquet met en place un système d’avantages assez inédit pour l’époque : salaires plus élevés que la moyenne, paiement des dimanches et des jours de fête, congé de maladie et salaires versés même les jours où la pluie empêche de travailler.

Le relief n’est pas plat. Il faut donc construire 55 aqueducs, 126 ponts et 63 écluses. Ces dernières sont en forme d’olive plutôt que rectangulaires, comme c’était la tradition. Cela les rend plus solides. Elles font aujourd’hui la spécificité du canal. C’est comme si le canal était un long escalier d’eau. Sur le bord, un chemin est spécialement aménagé afin que les chevaux – ou les hommes – puissent tirer les bateaux. On appelle cela un « chemin de halage ». Pierre-Paul Riquet meurt ruiné en 1680. Il ne verra pas son oeuvre achevée, car quatre kilomètres doivent encore être creusés. Le canal est inauguré un an plus tard à Béziers, en 1681. Il s’appelle alors « canal royal du Languedoc ». Mais en 1789, à la suite de la Révolution, il prend le nom plus démocratique de « canal du Midi ».

Canal latéral

Mais comment aller ensuite jusqu’à Bordeaux ? Car, une fois arrivés à Toulouse, les bateaux venant de Sète doivent encore naviguer sur le fleuve de la Garonne pour rejoindre l’océan Atlantique. Or, la navigation sur la Garonne est difficile. Le maître d’oeuvre avait déjà songé à un tel projet. Mais ce n’est qu’à partir de 1839 qu’un canal latéral à la Garonne sera creusé. Les travaux durent 14 ans. Ce canal latéral et le canal du Midi forment ce qu’on appelle le « canal des Deux-Mers ».

Le transport de marchandises s’est arrêté en 1989 et a laissé place au tourisme fluvial.


Du transport au tourisme

Au début, le canal du Midi est utilisé pour transporter des marchandises et des passagers. Si le voyage est confortable et sûr, il n’est pas toujours pratique : à chaque écluse, les passagers doivent descendre puis remonter avec leurs bagages dans un autre bateau. À l’époque, on ne navigue pas la nuit, le trajet est donc long. La voie d’eau est très fréquentée : il peut y avoir jusqu’à 250 bateaux naviguant en même temps.

Avec le développement du train, au XIXe siècle, le canal n’est plus utilisé que pour le transport de marchandises, notamment les vins du Sud de la France. La dernière péniche commerciale fera son ultime trajet en 1989. Mais heureusement, le canal va connaître une nouvelle vie grâce au tourisme fluvial (p. 27).


Foto: mauritius Images

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