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ZOOM SUR… LE MANGA


Écoute - epaper ⋅ Ausgabe 13/2018 vom 28.11.2018

Wussten Sie, dass nur die Japaner mehr Mangas lesen als die Franzosen? Erstaunlich, nicht wahr? Wir erklären Ihnen dieses seltsame Phänomen.


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Artikelbild für den Artikel "ZOOM SUR… LE MANGA" aus der Ausgabe 13/2018 von Écoute. Dieses epaper sofort kaufen oder online lesen mit der Zeitschriften-Flatrate United Kiosk NEWS.

Bildquelle: Écoute, Ausgabe 13/2018

La France est réputée pour ses bandes dessinées. Il y a les classiques, que tout le monde connaît, commeLes aventures d’Astérix ,Spirou et Fantasio ou encoreTiteuf . Et celles qui nous viennent des nouveaux grands auteurs de BD et qui s’exportent de plus en plus, tels quePersepolis de Marjane Satrapi,Le Chat du Rabin de Joann ...

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La France est réputée pour ses bandes dessinées. Il y a les classiques, que tout le monde connaît, commeLes aventures d’Astérix ,Spirou et Fantasio ou encoreTiteuf . Et celles qui nous viennent des nouveaux grands auteurs de BD et qui s’exportent de plus en plus, tels quePersepolis de Marjane Satrapi,Le Chat du Rabin de Joann Sfar,Le Combat ordinaire de Manu Larcenet, ou encoreL’Arabe du futur , de Riad Sattouf.

Mais les lecteurs français se passionnent également pour un autre genre de bande dessinée: les mangas. Sur trois BD achetées, une est un manga.One Piece ,Fairy Tail ,Naruto etOne Punch Man sont les titres les plus vendus. Depuis 20 ans, la Japan expo de Paris attire de nombreux fans venus rencontrer leurs dessinateurs préférés. L’évènement rassemble plus de visiteurs que le traditionnel Salon du livre de Paris ou le célèbre Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. L’Hexagone est même devenu le deuxième consommateur mondial de mangas.

Pourtant, cette histoire d’amour entre la France et ces livres venus du pays du Soleil-Levant avait mal commencé… Les premiers mangas arrivent en France dans les années 1970. Les amoureux du neuvième art, habitués à la traditionnelle BD franco-belge (Tintin ,Lucky Luke ,Les Schtroumpfs …), n’accrochent pas. Le concept même du manga est novateur pour eux: les dessins, souvent en noir et blanc, sont stylisés à l’extrême, et l’histoire se lit généralement en commençant par la dernière page.

Dans les années 1980, les chaînes de télévision françaises achètent beaucoup de séries d’animation japonaises, qui sont moins chères que les dessins animés européens ou américains. Les petits Français adorent. Les médias et les intellectuels, eux, voient ce phénomène d’un mauvais oeil. Ils trouvent ces dessins animés stupides, obscènes et violents. Ils vont même jusqu’à parler de « japoniaiserie ».

Dans les années 1990, le Japon est à la mode. Certaines maisons d’édition françaises décident donc de traduire et de publier des titres déjà cultes au pays du Soleil-Levant:Akira ,Dragon Ball Z ou encoreGon . Le petit format et le prix peu élevé sont appréciés des jeunes. C’est le début de la « manga mania ». Avec le temps, les médias changent peu à peu d’avis. Ils se rendent compte qu’il y a de formidables oeuvres réalisées par lesmangakas , les auteurs de mangas.

Aujourd’hui, le manga est partout: des cours de récréation jusqu’aux musées où sont exposés les dessins des grands maîtres. Le ministère de l’Agriculture a même fait la promotion d’un manga,Silver spoon , de l’auteure Hiromu Arakawa. L’histoire se déroulant dans un lycée agricole, le ministère s’en est servi pour promouvoir cette filière peu attractive.

Et pour la première fois, un manga dessiné par un Français – Tony Valente – sera adapté au Japon en dessin animé:Radiant. La « manga mania » est bel et bien là.

CAMILLE LARBEY , journaliste indépendant originaire de Charente, est correspondant à Paris pourÉcoute depuis août 2011.


Foto: Nicolas Briquet/SOPA Images/LightRocket via Getty Images